Le thermolaquage des balles

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Message  phiphi84 Sam 08 Jan 2022, 07:47

salut , j'ai chercher sur le net et c'est pas évident a trouver en france  , ou alors c'est de très grosse quantité.

phiphi84
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Message  LP Sam 08 Jan 2022, 09:02

phiphi84 a écrit:salut , j'ai chercher sur le net et c'est pas évident a trouver en france  , ou alors c'est de très grosse quantité.
En effet, c'est pour cela que j'ai commandé aux US chez prismatic powders (voir plus haut dans le sujet).
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Message  Verchère Lun 10 Jan 2022, 02:56

Le thermolaquage paraît ouvrir de grandes possibilités, particulièrement au niveau des armes anciennes à cartouches métalliques.
Il est visiblement bien plus abordable que le cuivrage, et semble même plus facile que le calepinage papier ; la fabrication de balles chemisées n'en parlons pas, à part des .223 "pour tirer dans les coins" à partir de douilles de 22 LR, c'est une vraie plaie...

Il a ici surtout été abordé du point de vue "balle à fond de rayures", où il ne se présente que comme un revêtement anti-emplombage plus efficace que la graisse. Sauf cas particulier d'une légère augmentation de diamètre, nécessitée par un moule trop serré...

Du point de vue historique, il faut bien voir que durant les 40 premières années des cartouches métalliques pour armes longues, les projectiles étaient majoritairement "à compression", sous-calibrés et gonflant par inertie au départ du coup. D'abord calepinés papier puis chemisés, mais toujours longs, lourds de l'avant et assez mous pour que l'inertie du nez fasse gonfler la base ; le calepin ou la chemise semblent d'ailleurs découler de cette nécessité de mollesse, car le plomb pur aurait emplombé les rayures.

L'exception la plus notable est le 45-70 US, mais il est admis que sa balle graissée était un choix économique, le calepinage n'ayant jamais pu être effectué à la machine. Avec du plomb non protégé il faut un alliage dur et en ce cas la compression n'agit plus, donc il faut aussi être calibré exactement à fond de rayures (voire même un peu plus), car le plomb (même très durci) est érodé par la moindre fuite de gaz. La simplification apparente se révèle finalement bien exigeante...

A l'opposé, la balle calepinée doit généralement être sous-calibrée, pour ne prendre son plein diamètre qu'au moment du pic de pression, quand elle aura déjà un peu avancé dans les rayures. Sinon le calepin pourrait être "déshabillé" en arrivant dans les rayures. Ce qui impose un plomb mou, pour le gonflement : sous-calibrage, plomb mou et calepin papier sont donc réciproquement liés.
On pourrait ajouter que les larges tolérances d'époque nécessitaient des balles s'adaptant automatiquement à la diversité des diamètres (tolérances de canon environ 0.10 mm en 1874 pour le Gras).

Mais vers 1890, avec des tolérances plus réduites et déjà voisines des valeurs modernes (0.03 mm en 1886 pour le Lebel), la balle à compression fut pourtant conservée presque partout ; cette fois chemisée en métal cuivreux (voire en acier doux). On ne vint aux balles "fond de rayures" qu'après 1900, avec des tracés effilés qui de toutes façons n'étaient plus assez lourds de l'avant pour garantir le gonflement par inertie...

Relativement aux balles à compression, on pourrait se demander si la rançon de l'adaptabilité à des diamètres variables ne serait pas une perte en potentiel de précision...
Les tireurs longue distance pourront donner des réponses bien étayées.


Dans l'optique de ces balles "d'époque" sous-calibrées, il est donc indispensable de revêtir le plomb mou, et la chemise métallique ... faut pas rêver ! Même si on trouve les balles toutes faites, elles seront presque toujours bien trop dures pour gonfler correctement.
Ne restent donc que le papier, l'électrocuivrage (très compliqué) et le thermolaquage.
Le calepinage papier c'est facile, mais il faut bien le reconnaître assez lent. Et pas exempt d'incidents, comme les flyers provoqués par un calepin restant collé à la balle ; le thermolaquage n'aurait pas ce risque potentiel.

Il faudrait tout de même vérifier la résistance aux Vo élevées, "Tupolef" assure que l'époxy tient les 500 m/s, un gros calibre PN ne dépasse effectivement guère 450 m/s mais un petit calibre PSF à longue balle à bout rond, ça tape largement les 600 m/s (le papier y résiste, et d'après certains auteurs permet même de dépasser 800 m/s ; l'électrocuivrage ... je sais pas).
Ensuite la résistance à la déformation, mais ça semble acquis (toutefois, dans les très profondes rayures d'un 12.7 x 44 R Suédois, il faudrait vérifier !). L'électrocuivrage inspirerait à priori moins confiance qu'une matière dite "plastique", mais allez savoir...
Puis l'action de la flamme, des gaz ou crasses de PSF et PN ; mais au pire une rondelle de carton y parerait.

Un autre intérêt de ces balles revêtues est que les gorges de graissage ne sont pas nécessaires (mais cependant acceptables, si le noyau de départ en possède). Et il est infiniment plus facile de fabriquer un moule sans gorges de graissage ; dans une matrice de formage à la presse, les gorges sont d'ailleurs même exclues.
Sous réserve de définir les limites d'utilisation, d'affiner le mode opératoire (manipulation, positionnement pour cuisson), de déterminer les références convenables et leur mode d'approvisionnement, le thermolaquage pourrait offrir de grandes perspectives.

J'essaierai de tester ça en piscine au printemps, en 8 x 50 R Mannlicher, 11 mm Gras, 43 Egyptien et peut-être 12.7 Suédois.

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Petite collection de documents anciens et récents : http://p.lacour.malvaux.free.fr/Arquebuses.htm

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Message  phiphi84 Lun 10 Jan 2022, 05:10

et pour les balles plus rapide comme  , le 303 british, 8 x57 is , 30-06 , 6.5 carcano,   308 nato  ., en durcissant les balles d'étain à 10 /100 ou 15 /100 recouvert d'époxy

avec un gas check pensez vous qu'il soit possible d'utiliser les tables Malfati avec leur poids  de poudre (charge mini) et poids  de balles respectif ?

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