Outils Lynx

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Outils Lynx

Message  Verchère le Dim 27 Jan 2013, 07:50

J'utilise des outils Lyman, RCBS et LEE, mais j'ai aussi autrefois acquis en fin de stock un manchon Lynx long, pour lequel j'ai déjà fait quelques matrices de recalibrage pour douilles droites.
Je voudrais maintenant m'attaquer aux douilles à collet rétreint, ce qui promet d'être délicat à cause des conicités. Mais mes pires craintes sont à propos des congés de raccordement corps - épaulement et épaulement - collet.
Quelqu'un peut-il m'indiquer comment procédait Lynx pour ses matrices en 2 parties :
- La séparation est-elle exactement entre corps et épaulement ? Ce qui rend difficile le congé à cet endroit, mais avec un angle vif on ne peut pas trop espérer que le laiton prendra naturellement le congé attendu,
- Ou comme je l'envisage actuellement un peu plus bas que le congé, celui-ci étant usiné au début de la partie épaulement ?

Merci.

Verchère
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Re: Outils Lynx

Message  Invité le Dim 27 Jan 2013, 13:59

Bonjour
Il n'y a absolument aucune difficulté pour réaliser des outils selon la technique Lynx pour autant qu'on soit capable d'usiner des cônes de faible diamètre avec précision pour les cotes conjointement avec un état de surface de qualité.
La partie basse de l'outil correspond au corps de la douille (faiblement conique), la partie haute au cône de raccordement prolongé par le collet. La longueur totale de la matrice inférieure doit prendre en compte la hauteur du shell holder ( hauteur de base 1/8 '' soit 3.17 mm).
Pour ma part, je ne vois aucun problème particulier qui tiendrait au fait que l'outil soit en deux pièces: le plan de coupe doit être exactement à l'intersection des deux cônes et le bouchon fileté de maintien serré fortement.
Pour l'usinage on peut utiliser du Stubs de Ø 18 ( traité ou non) et le maintenir en pinces les cônes se faisant manuellement avec le petit chariot. On peut vérifier le respect de la conicité avec des billes de diamètres convenables quant au polissage voici un exemple de rodoir élastique qui permet d'effacer les traces d'usinage.


Pierres collées à l'Araldite, tube fendu à branches élastiques et expandeur conique: s'emploie sur le tour à vitesse lente et sans être pressé.

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Précisions sur le rayon r1

Message  Verchère le Lun 28 Jan 2013, 04:24

Merci pour ta réponse, BRX.
Pour ma part je prévois plutôt 3.3 mm pour le shell holder, valeur moyenne relevée sur une série de shell holder divers. Si le SH est plus court on peut toujours enfiler sur la douille une rondelle fine (comme utilisées pour les calages de roulements). Idem d'ailleurs, si l'on a une arme à feuillure un peu trop longue...

Comme je vois que connais la question, peut-tu préciser certains points ? Pas sur l'usinage lui-même, nos machines semblant très différentes : ma veille bécane avec banc à queue d'hirondelle et courroie plate à l'air libre, uniquement pourvue d'un monstrueux 4 mors indépendants, exige un langage très particulier pour cracher le 1/100, mais en 35 ans on a appris à se connaître.
Merci pour l'astuce du rodoir, jusqu'à présent je faisais au papier 400 fixé sur un tampon conique, ça va aussi ; de toutes façons le poli brillant de la matrice n'est pas si déterminant que ça.

Donc mes questions, c'est toujours au niveau du joint entre matrice de corps et matrice de collet. Tu ne parles pas du rayon de raccordement (celui qui est spécifié en "r1" sur les tables CIP) ; dois-je comprendre que Lynx faisait l'impasse dessus, estimant que la douille s'arrondirait naturellement sur l'angle ? Si c'est le cas, eh bien tant mieux, cela facilite bien les choses (pour "r2", entre épaulement et collet, je pensais de toutes façons le faire plus ou moins à main levée, ou au rodoir). N'empêche que sur certains calibres, comme le 11 mm Gras, on ne peut certainement pas faire l'impasse sur r1, qui est énorme ; mais je n'en suis pas là, ce calibre me paraissant bien plus délicat que les autres, justement à cause des rayons.
Seconde question, le centrage respectif des deux matrices. Quel que soit le soin que j'apporterai à l'usinage, j'aurai un désalignement potentiel supérieur à 1/100, voire 2 ou 3/100. Ce n'est pas forcément si grave, mais j'avais envisagé la possibilité de faire le plan de joint entre les 2 matrices avec une légère conicité, pour qu'elles s'auto-centrent quand on serre l'écrou. Comment Lynx avait-il réglé la question, et aurais-tu un avis ?

Merci encore.

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Précisions sur le rayon r1

Message  Verchère le Lun 28 Jan 2013, 04:27

Merci pour ta réponse, BRX.
Pour ma part je prévois plutôt 3.3 mm pour le shell holder, valeur moyenne relevée sur une série de shell holder divers. Si le SH est plus court on peut toujours enfiler sur la douille une rondelle fine (comme utilisées pour les calages de roulements). Idem d'ailleurs, si l'on a une arme à feuillure un peu trop longue...

Comme je vois que connais la question, peut-tu préciser certains points ? Pas sur l'usinage lui-même, nos machines semblant très différentes : ma veille bécane avec banc à queue d'hirondelle et courroie plate à l'air libre, uniquement pourvue d'un monstrueux 4 mors indépendants, exige un langage très particulier pour cracher le 1/100, mais en 35 ans on a appris à se connaître.
Merci pour l'astuce du rodoir, jusqu'à présent je faisais au papier 400 fixé sur un tampon conique, ça va aussi ; de toutes façons le poli brillant de la matrice n'est pas si déterminant que ça.

Donc mes questions, c'est toujours au niveau du joint entre matrice de corps et matrice de collet. Tu ne parles pas du rayon de raccordement (celui qui est spécifié en "r1" sur les tables CIP) ; dois-je comprendre que Lynx faisait l'impasse dessus, estimant que la douille s'arrondirait naturellement sur l'angle ? Si c'est le cas, eh bien tant mieux, cela facilite bien les choses (pour "r2", entre épaulement et collet, je pensais de toutes façons le faire plus ou moins à main levée, ou au rodoir). N'empêche que sur certains calibres, comme le 11 mm Gras, on ne peut certainement pas faire l'impasse sur r1, qui est énorme ; mais je n'en suis pas là, ce calibre me paraissant bien plus délicat que les autres, justement à cause des rayons.
Seconde question, le centrage respectif des deux matrices. Quel que soit le soin que j'apporterai à l'usinage, j'aurai un désalignement potentiel supérieur à 1/100, voire 2 ou 3/100. Ce n'est pas forcément si grave, mais j'avais envisagé la possibilité de faire le plan de joint entre les 2 matrices avec une légère conicité, pour qu'elles s'auto-centrent quand on serre l'écrou. Comment Lynx avait-il réglé la question, et aurais-tu un avis ?

Merci encore.

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Re: Outils Lynx

Message  Invité le Lun 28 Jan 2013, 09:04

Bonjour
Shell holder: autant que je sache la base LX était de 3.2 mm pour déterminer la hauteur de la matrice inférieure mais si tu fais un outil le mieux est de partir de la cote réelle du SH en cause. Ceux de Lynx étaient très particuliers, les connais-tu ? Un bel exercice d'ajourage mais hors de prix.
Je confirme: les outils ne reproduisaient pas le congé entre corps et épaulement. A mon sens ce n'est pas nécessaire, l'outil à une fonction de racalibrage " ramener à la cote initiale" à priori aux dimensions de la cartouche minimale CIP et non pas une fonction d'emboutissage. En ce qui concerne les conicités particulières genre Lebel, j'ignore comment LX procédait car je n'ai jamais eu ce type d'outil en mains.
Pour ce qui est du centrage des deux éléments, LX s'en remettait au manchon pour l'assurer et d'évidence il existait un jeu nécessaire au montage et qu'on peut évaluer à 3 ou 4/100 mm. Toujours à mon sens, cela n'a aucune importance pratique car on travaille par déformation sur une matière élastique et prétendre qu'on peut modifier une cote extérieure ou un centrage de 2/100 mm avec un outil de recalibrage classique me semble totalement irréaliste; il faudrait dépasser la limite élastique et ce n'est pas le cas. En conclusion, prévoir un centrage conique entre les deux éléments de l'outil me semble un raffinement inutile.
En ce qui concerne l'usinage de la matrice inférieure, pour obtenir une avance régulière j'ai -il y a pas mal d'années - créé ce montage qui me permettait une avance automatique sur le petit chariot et ça marchait bien.
N'hésite pas à poser d'autres questions sur le matériel LX si besoin est(MP éventuellement).

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Ben voila, mes questions ont trouvé réponse

Message  Verchère le Mar 29 Jan 2013, 02:52

Merci beaucoup BRX, ce coup-ci j'ai réponse à toutes mes questions.
Du shell holder Lynx je ne connais que de mauvaises photos, mais j'en devine la complexité d'usinage et je n'ai pas suivi ce chemin. Après de longues réflexions j'ai dessiné un support de griffes interchangeables d'apparence plus massive, mais assez simple à usiner. Il fallait surtout que les griffes soient réalisables sans fraiseuse, avec juste tour, scie à métaux et lîme (le burin étant exclu car j'emploie des aciers durs, quoique le mi-dur de décolletage soit assez costaud, et encore burinable).
Mais c'est tout de même du boulot, alors je ne fais le shell holder que dans des cas particuliers. Par exemple un, à fond plein, pour recalibrer mes 30 M1 Short car si je les graisse à peine trop peu elles sont très dures à passer ; or sur les SH standard la taille du trou ne laisse que peu d'appui au culot, qui se déforme parfois jusqu'à rendre la douille inutilisable. Mais faut pas oublier d'enlever l'aiguille de désamorçage !

L'absence du congé r1 sur les outils Lynx m'arrange, car c'était le seul point me paraissant difficile à réaliser. Je verrai bien si en reformage cela donne un angle trop vif, mais il se peut que la graisse s'accumulant souvent dans ce secteur arrange les choses, pour une fois.
Idem pour le plan de joint perpendiculaire, d'ailleurs en motivant un peu ma bécane elle accepte de descendre au dessous du 1/100, alors je peux ajuster fin, voire finir au papier de verre (le parallélisme n'étant pas l'une des vertus principales de mon tour, je ne fais pas les matrices à 18 sur tout l'extérieur, mais à 17.5 avec juste à chaque bout une ceinture de 5 mm en 18 + 5 µ - 2/100, alors c'est facile à roder). Et même si c'est un peu dur à rentrer cela ne gêne pas comme sur un expandeur flottant (ça c'est pas pompé sur Lynx) ou une chambre flottante de siégeur (ou le pousse-balles flottant de siègeur, qui lui non plus n'est pas pompé sur Lynx, je crois). Sur les éléments flottants qui ne sont pas percés il faut tailler à la lîme un cran dans chaque ceinture, sinon cela fait ventouse et ils ne redescendent pas.

Effectivement, provoquer une déformation infime comme 2/100 c'est pas facile, peut-être même pas réalisable sur un matériau un tant soit peu élastique. En reformage cela risque d'être différent, surtout qu'on procède généralement sur du recuit, mais je verrai bien.

Si quelqu'un possède les outils Lynx de 11 mm Gras (ou de 11 mm Mauser, c'est sans doute analogue), je reste intéressé de savoir où se place la séparation entre les deux matrices, par rapport au rayon de raccordement corps - épaulement.
Je ne parlerai pas du 8 Lebel, dont les arrondis délirants doivent difficilement se faire à la manivelle. De toutes façons j'ai les outils, en Lyman - mais sans les avoir jamais utilisés, alors depuis que j'ai vu comment LEE traitait le 8-92 j'ai quelques craintes...


Félicitations pour le montage d'avance automatique sur le petit chariot ! Je suis bien vexé de n'y avoir pas pensé, et risque bien de le plagier honteusement. J'envisageais presque de fausser le parallélisme de ma poupée fixe, ce qui est dans une certaine mesure permis par ma transmission d'avance, les pignons en fonte ébrèchés ayant depuis longtemps été remplacés par des chaînes. Mais votre montage est si simpe qu'il serait dommage de s'en priver !
En y regardant de plus près, je vois des cardans bizarres, qui ressemblent fort à ceux qu'un ouvrier de l'Alsthom m'a donnés comme "de frein de secours de TGV".
Ouais, je sais, ils ont sucré le H de Alsthom ; mais je suis un vieux passéiste !

J'ai pu constater que votre bécane n'est pas non plus de première jeunesse ; dire que ces superbes engins doivent maintenant être délibérément neutralisés avant ferraillage, pour être sûr qu'on ne puisse plus s'en servir.
Je répète en "coup de gueule", car c'est trop peu connu :
CES SUPERBES ENGINS DOIVENT MAINTENANT ETRE DELIBEREMENT NEUTRALISES AVANT FERRAILLAGE
Ouais, comme si c'était des mitrailleuses ! Alors si votre voisin mécanicien débarasse son vieux tour démodé, sautez dessus ; ils deviendront bientôt plus rares que les Chassepot. Virez dehors le canapé en fleur de cuir pour faire de la place, si besoin ...


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