Fusils Mle 1866 Chassepot fabriqués en Angleterre

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Message  Conservateur le Mer 22 Jan 2020, 21:03

Bonsoir,

J'ouvre ce post dans lequel je compilerai toutes les informations en ma possession sur les armes du système Chassepot fabriquées en Angleterre, comprenant notamment le nom des contrôleurs (idéal pour identifier certains poinçons), les quantités produites par fabricant, etc.

1er texte écrit et mentionnant des extraits de courriers :

Fusils ou baïonnettes fabriqués chez Tipping et Lawden. Péron, contrôleur de 1èreclasse à Saint-Omer a été nommé contrôleur principal pour la réception des armes en Angleterre.
Le 6 octobre 1868, il a été désigné pour surveiller la fabrication des 8 000 sabres-baïonnettes Mle 1866 destinés à remplacer un pareil nombre fourni à la société Cahen-Lyon par la MAC. Au sujet de cette dernière mission, les 8 000 sabres-baïonettes à fournir à Cahen-Lyon ne sont pas à faire, ils sont finis pour la plupart. Monsieur Reeves, manufacturier de cette ville avait reçu de Cahen-Lyon une commande de 16 000 sabres-baïonnettes. Il nous en a présenté au printemps un certain nombre, et après de nombreuses observations et rebuts, il est parvenu à nous en fournir moins de 3 000 sur un nombre beaucoup plus considérable de présentés. Il se trouvait en voie passable de fabrication lorsqu’un incendie a détruit ses ateliers. Monsieur Lawden s’est alors adressé à Cahen-Lyon qui lui a procuré des sabres de la MAC et il a augmenté ses commandes chez les fabricants de Solingen qui ont aussi fourni la plupart des sabres-baïonnettes des armes reçues à Birmingham. Après avoir reconstruit ses ateliers, monsieur Reeves a repris l’exécution de sa commande sans aucune immixtion de notre part, excepté qu’il est venu nous demander des renseignements sur quelques dimensions  et sur les instruments vérificateurs. Aujourd’hui, il a près de 10 000 sabres-baïonnettes finis, y compris un certain nombre expédié par lui vers l’Espagne par ordre de Cahen-Lyon et dont les caisses se sont trouvées arrêtées à Londres par le Consul d’Espagne, sans doute en prévision des évènements actuels. Il ne lui reste donc que 3 à 4 000 sabres en cours de fabrication et offre de prendre les 8 000 ou le complément pour y arriver en sus de ceux en main, sur ceux déjà faits.
La surveillance de la fabrication en Angleterre est complètement illusoire car aucun ouvrier anglais ne consentira à recevoir des avis d’étranger.
La fabrication est terminée chez Webley.

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Message  Conservateur le Mer 22 Jan 2020, 21:06

Suite :

Fabrication en Angleterre de fusils Mle 1866 pour la Guerre et la Marine (1867/1868) :
 
Paris, le 24 septembre 1867, Marine à Guerre :
 
Le département de la Marine a traité avec Mr Cahen Lyon et Cie pour la fourniture de 5000 fusils modèle 1866 qui doivent être fabriqués, visités, contrôlés et reçus à Londres quant à la qualité.
Le marché dont j’ai l’honneur de vous transmettre trois exemplaires imprimés, reproduit exactement les conditions de fabrication imposées par le département de la Guerre à ces fabricants et le moment est venu de pourvoir à la réception des fusils dont il s’agit.
Je sais que Votre Excellence fait fabriquer, de son côté, à Birmingham une certaine quantité d’armes du même modèle et qu’elle y entretient une commission spéciale chargée de la surveillance ainsi que de la réception et présidée par un lieutenant colonel d’artillerie.
Je désirerais vivement que cette commission fut chargée des mêmes opérations de surveillance et de réception en ce qui concerne les 5000 fusils fabriqués à Londres pour mon département et dans le cas où vous consentiez à accueillir ma demande, je vous prierais d’autoriser le Président de cette commission à correspondre directement avec moi pour toutes les mesures et instructions de détail.
En présence de la pénurie actuelle des contrôleurs d’armes à votre département par suite des nombreux travaux de l’espèce qui lui incombent, la Marine mettra à la disposition complète du président de la commission le nombre de contrôleurs ou d’armuriers pouvant en faire fonctions, dont il signalerait le besoin.
 
 
Paris, 7 janvier 1868, Marine à Guerre :
 
Aux termes des dispositions concertées entre nos deux départements en ce qui concerne la surveillance de la fabrication des fusils modèle 1866 qui s’exécute à Londres pour le compte de la Marine, les frais de déplacement soit du Lieutenant colonel soit des officiers envoyés de Birmingham à Londres, ainsi que les dépenses accessoires doivent être supportés par mon département.
Par DM de ce jour, j’ai autorisé le lieutenant colonel de Maintenant à porter sur ses états généraux de dépenses une indemnité supplémentaire de 15 frcs par jour qui sera allouée au capitaine chargé de la surveillance des travaux pendant son séjour à Londres.
 
Birmingham, le 10 octobre 1868, de Maintenant à Ministre :
 
Conformément à votre lettre du 1eroctobre, j’ai donné ordre à Mr Thomas, contrôleur de 2èmeclasse à Cherbourg, de rentrer en France et d’être rendu à Calais le 12 au matin, jour où il fera viser sa feuille de route pour Cherbourg.
Le même ordre était donné à Mr Péron, contrôleur de 1èreclasse à St Omer qui faisait fonction de contrôleur principal pour la réception des armes chez Mrs Tipping et Lawden, lorsqu’à la suite de la DM du 6 courant, je l’ai désigné pour surveiller la fabrication des 8000 sabres baïonnettes destinés à remplacer un pareil nombre fourni à la société Cahen Lyon et Cie par la MAC.
Au sujet de cette dernière mission, je crois devoir présenter à Votre Excellence quelques observations :
Les 8000 sabres baïonnettes à fournir à la société Cahen Lyon et Cie ne sont pas à faire, ils sont finis pour la plupart. Mr Reeves, manufacturier de cette ville avait reçu de Mr Cahen Lyon une commande de 16 000 sabres baïonnettes. Il nous en a présenté vers le printemps un certain nombre et après de nombreuses observations, rebuts, etc, il est parvenu à nous en fournir moins de 3000 sur un nombre beaucoup plus considérable de présentés. Il se trouvait en voie passable de fabrication lorsqu’un incendie a détruit ses ateliers. Mr Lawden s’est alors adressé à Mr Cahen Lyon qui lui a procuré des sabres de la MAC et il a augmenté ses commandes chez les fabricants de Solingen qui ont ainsi fourni la plupart des sabres baïonnettes des armes reçues à Birmingham.
Après avoir relevé ses ateliers, Mr Reeves a repris l’exécution de sa commande sans aucune immixtion de notre part, excepté qu’il est venu nous demander des renseignements sur quelques dimensions et sur les instruments vérificateurs.
Aujourd’hui, il a près de 10 000 sabres baïonnettes finis y compris un certain nombre expédié par lui à l’Espagne par ordre de Cahen Lyon et dont les caisses se sont trouvées arrêtées à Londres par le Consul d’Espagne, sans doute en prévision des évènements actuels. Il ne lui reste donc que 3 à 4000 sabres en cours de fabrication et il offre de prendre les 8000, ou le complément  pour y arriver en sus de ceux en main, sur ceux déjà faits.
La surveillance de la fabrication en Angleterre est complètement illusoire car jamais un ouvrier de ce pays ne consentira à recevoir des avis d’un étranger.
On ne peut que vérifier les matières premières et tenir les fabricants pour les dimensions à la réception de l’arme finie.
C’est donc une mission très délicate et qu’accepte avec méfiance le contrôleur Péron que de recevoir provisoirement sans la coopération et l’appui moral d’une commission ou d’un officier, 8000 sabres qui postérieurement vont être soumis à l’appréciation de la MAC qui n’aura peut-être pas à tenir compte des difficultés rencontrées sur les lieux de fabrication. Nous ne nous dissimulons pas que si l’on ne prend pas ces difficultés en considération, tous les sabres envoyés pourront être rebutés à la MAS, les fourreaux diffèrent assez notablement du modèle par les formes extérieures. 
Les lames ont le pan creux un peu fort, le dos un peu plat, etc, les montures laissent un peu à désirer quoique nous ayons été très exigeants sur cette partie afin d’obtenir l’interchangeabilité avec un petit ajustage et pour ne pas laisser détériorer les tenons des canons.
Votre Excellence pourrait donc demander si dans ces conditions, la société Cahen Lyon persiste à présenter à la réception de la MAC des armes très bonnes à être employées à des commandes de commerce.
J’ai néanmoins déjà installé mr Péron chez Mr Reeves pour cette réception provisoire et dès que quelques caisses seront arrivées à Boulogne, il sera peut-être bon de les soumettre immédiatement au contrôle de la MAC.
Ainsi que Votre Excellence le verra par le bulletin hebdomadaire ci-joint, la fabrication est terminée chez Mr Webley. La Commission a encore besoin de 4 ou 5 jours pour terminer les vérifications du numérotage et de l’encaissage. Vers la fin de la semaine, du 18 au 20, je renverrai, si je ne reçois pas d’autres ordres les 3 contrôleurs employés chez Mr Webley.
 
Birmingham, le 16 octobre 1868 (de Maintenant à ministre de la Guerre) :
 
J’adresse ci-joint le PV final des 31 000 fusils que par votre DM du 12 courant  vous m’annoncez être le chiffre total qui doit être fabriqué en Angleterre. Les expéditions doivent être faites, ainsi que je vais m’en assurer. En conséquence des ordres contenus dans la DM du 12 courant, la Commission de réception en Angleterre va être dissoute.
Mrs les contrôleurs Joseph Bachellerie de 1èreclasse, Louis Machelor et Jean Perbert de 2èmeclasse ont reçu l’ordre d’être à Calais le mardi 20 courant d’où Mr l’intendant militaire les dirigera sur leurs ports respectifs.
Ils ont été payés de leur indemnité de séjour en Angleterre et du déplacement sur Calais jusqu’au 19 courant inclus.
Mr le colonel de Maintenant, Mrs les capitaines Adolphe Brasilier et Louis Simon sont également réglés de leur indemnité de séjour en Angleterre jusqu’au 22 courant inclus, le règlement de la solde et une inspection à Londres des armes en cours de fabrication pour la Marine nécessitant un petit délai en plus de celui accordé aux contrôleurs Alfred Péron de 1èreclasse, reste à Birmingham pour surveiller la fabrication de 8000 sabres baïonnettes et ayant été réglé de ses indemnités, ainsi que les autres contrôleurs, jusqu’au 19 inclus, il devra recevoir à partir du 20 une indemnité de la société Cahen Lyon et Cie, son livret de solde étant arrêté par le Consul ainsi que tous les autres à la date du 30 septembre, il touchera sa solde à sa rentrée en France.
Mr le capitaine Louis Simon devait rester à partir du 23 octobre à la disposition de Mr le Ministre de la Marine pour la réception des armes commandées par son département ainsi que cela aura sans doute été demandé à votre excellence et de m’en prévenir par DM avant le 22 courant, Panton Hotel, Panton street, Haymarket.
 
Paris, le 16 octobre 1868, Ministre Marine à Ministre Guerre :
 
Par votre lettre du 30 du mois dernier, vous m’informez que la Commission qui fonctionne à Birmingham pour la recette des fusils Mle 1866 qui s’y fabriquent pour le compte de votre département est sur le point de terminer ses opérations et vous me demandez de vous faire connaître les dispositions à prendre pour la surveillance de la fabrication des fusils du même modèle qui se poursuit à Londres dans les ateliers de Mrs Potts & Hunts pour le service de la Marine.
Je prierai Votre Excellence de vouloir maintenir dans cette dernière ville Mr Simon qui, sous les ordres de Mr le Président de la Commission précitée, a jusqu’à présent, surveillé la confection des fusils de l’espèce chez Potts & Hunts.
Mr le colonel de Maintenant ou tout autre de Mrs les officiers supérieurs d’artillerie de votre département qui dirigent les fabrications extérieurs, resterait chargé de la surveillance supérieure des fabrications de la Marine et pourrait se rendre à Londres une fois par mois ou toutes les six semaines seulement, accompagné d’un contrôleur expérimenté, s’il le juge utile.
Je ne verrais aucun inconvénient à ce que le capitaine Simon se rendit de temps en temps à Birmingham pour surveiller la fabrication des sabres baïonnettes que Mrs Cahen Lyon et Cie y confectionnent encore pour le compte du département de la Guerre.
Aussitôt que Votre Excellence m’aura fait savoir qu’elle donne son assentiment à ces diverses propositions, je donnerai de mon côté des instructions au capitaine Simon.
Il est bien entendu que toutes les dépenses occasionnées à cet égard seront remboursées à la Guerre par la Marine.
 
4f18 (Vincennes)
Proposition de Mr Christy pour la fabrication des fusils Chassepot, 9 septembre 1867 :
 
Thomas Christy – 155 Fenchurch street, Londres.
 
A mon passage à Paris la semaine dernière, j’ai tâché de vous voir vendredi dernier avant mon départ, étant désireux de vous entretenir au sujet de quelques pièces du fusil Chassepot.
J’ai établi des machines pour la fabrication du fusil en question, pour satisfaire aux commandes qui me viennent de l’Orient, et comme toutes les pièces du fusil sont fabriquées par ces machines, elles sont naturellement toutes semblables ou échangeables, comme dans les armes du gouvernement anglais.
Je vous ai apporté quelques unes des pièces pour votre approbation, desquelles on vous aura sans doute rendu compte.
Une fois le modèle parfaitement en règle alors tout marchera bien et il n’y aura pas de difficulté à les faire toutes semblables.
Il y a à présent des contrôleurs du gouvernement français à Birmingham qui pourraient bien vérifier les pièces avant qu’ils furent expédiées.
Les cinq pièces, savoir la tête mobile, la tige porte aiguille, le manchon, la roulette et l’aiguille couteraient ensemble 4frcs25 livrées à Paris. Nous pourrions commencer la livraison immédiatement car les contrôleurs pourraient choisir les pièces entre notre stock et il n’y aurait pas occasion de les poinçonner avec l’R de rebut, parce que nous pourrions utiliser les pièces rebutées pour les commandes du commerce.
Quant à ma solidité, je vous réfère à Mr le colonel Pengnilly du musée d’artillerie.
Si bous considérez l’offre que je viens de vous faire convenable et si vous voulez bien m’envoyer les dessins et les mesures, je vous enverrai des échantillons immédiatement.
Même pour les commandes commerciales, il sera aussi facile de faire les fusils d’après le modèle exacte. On frappe les bandes à présent d’un bloc solide et les pièces faites de cette manière sont beaucoup supérieures aux bandes soudées.
S’il vous faut des cartouches nous sommes à même de vous les fournir dans le plus court délai.
Le fulminate dans les capsules est parfait, et il n’y a pas de ratés.
Signé Christy.
 
Paris, le 4 octobre 1872, Ministre au Président du Comité de l’Artillerie(copie au Commandant Maignien le 5 octobre, armes arrivées le 7 octobre au DC) :
 
Général, pendant le premier siège de Paris, au mois d’octobre 1870, la Commission d’armement, agissant sous les ordres de Mr Dorian, ministre des travaux publics, a mis en commande dans l’industrie parisienne 50 000 fusils Mle 1866 qui devaient être fabriqués par pièces séparées et interchangeables. Les deux premiers fusils provenant de cette fabrication viennent d’être remis à Mr le Ministre des travaux publics qui m’a demandé de les faire examiner, au point de vue de la fabrication, par le service de l’Artillerie.
Par Dépêche de ce jour, j’invite Mr le Colonel secrétaire du Comité à faire prendre ces armes au Ministère. J’ai l’honneur de vous prier, dès qu’elles nous seront parvenues, de vouloir bien les faire examiner par le service des armes portatives et me faire connaître le résultat de cet examen. 
 
Paris le 12 décembre 1868, Ministre à ? :
 
Général, par décision de ce jour, j’ai désigné les nommés Bussereau, chef armurier au 7eBCP et Vergne, chef armurier au 59eRI pour être employés à la réception des armes dans les ateliers de Mr Goodwin, quai Jemmapes 304-308.
Je vous prie de donner des ordres au DC pour la fabrication des poinçons. 
Ces poinçons seront tenus à la disposition de Mr Gautier, président de la Commission de réception. Je dois vous faire observer que cette commission comporte déjà un employé dont le nom commence par un B et deux dont le nom commence par un V.

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Message  HELIX le Mer 22 Jan 2020, 21:24

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Le genre d'article que j'adore.

Un grand Fusils Mle 1866 Chassepot fabriqués en Angleterre 117219

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Message  Conservateur le Mer 22 Jan 2020, 21:34

Suite...

Documents relatifs à la réception des armes et munitions en Angleterre pour le département de la guerre en 1870-71, rapport de Mr le commandant de Mondésir.

2 juillet 1871
Mission en Angleterre
Mr de Mondésir
Chef d'escadron au 6e régiment d'artillerie
Rapport au ministère de la Guerre

Les instructions en date du 30 mai dernier relatives à la mission dont j'ai été chargé en Angleterre me prescrivaient de recueillir tous les renseignements que je serais à même de me procurer :
sur certains faits énoncés dans ce document
sur la gestion des employés de l'artillerie, qui depuis le mois de septembre 1870 jusqu'au moment actuel, ont procédé en Angleterre aux réceptions des armes et munitions achetées pour le compte du département de la guerre.

Affaire Bonamy : 
par lettre du 18 janvier 71, Mr Lecesne, Président de la commission d'armement, fait connaitre au ministre de la guerre que la veille il a reçu la délégation de la commission en Angleterre un télégramme l'informant que 1000 fusils Snider reconnus très défectueux et refusés le 31 décembre pour le compte de la commission par le capitaine Boudreaux, assisté du contrôleur d'armes Mornat, ont été acceptés pour le compte du département de la guerre par le chef armurier de la Marine Bonamy (cet employé de la Marine avait été mis à la disposition du ministre de la guerre). Dès le 20 janvier, le ministre invite le capitaine Boudreaux à lui faire savoir dans les plus brefs délais si ce fait est bien exact, si les fusils acceptés par Bonamy sont bien ceux qui ont été refusés par lui et quel est le fournisseur ayant passé un marché avec le ministre... Mêmes questions posées les 7 et 21 février.
Les éclaircissements du capitaine Bourdeaux sont contenus dans ses lettres des 2, 17 et 25 février. Il dit dans la 1ère, "d'après ce que je crois, il n'y a pas de doute que Bonamy ait accepté les 1000 fusils Snider que Mornat et moi avions refusés". Les fusils lui ont été présentés aux docks de Poplar (Londres) successivement par 2 commissionnaires nommés Vernet et Veillard et qu'ils étaient dans des conditions très défectueuses dont il donne le détail. Que, quelques jours de là, (vers le 7 janvier), le commissionnaire Vernet rencontrait le contrôleur Mornat dans la cour de la maison Lebeau, Billiter street à Londres, lui dit que tous les contrôleurs n'étaient pas aussi difficiles que lui, que les fusils étaient vendus et au prix de 75 sh au lieu de 50.
Enfin dans sa lettre du 25 février, il donne les marques et numéros des 19 caisses de fusils Snider reçus en janvier par Bonamy et le contrôleur Muller dans la maison Lebeau.
Le contrôleur Boulanger m'a remis les certificats détaillés des réceptions d'armes à cette époque, mais n'a pu me fournir d'autres éclaircissements sur cette affaire.
Les caisses ont été réceptionnées les 4, 17 et 30 janvier, elles portaient les marques LC, B, CL. Elles ont été embarquées sur les bateaux Avon, isabel et Lillie pour Bordeaux.
La marque B serait celle de la maison francotte de Liège et les marques CL et LC de la maison Clave de Birmingham. Toutes ces armes ont été présentées au nom de Mr Chollet.
Mr Vernet, personne ne semble le connaitre ni à Londres ni à Birmingham, pas même Mr Veillard.

Affaire Boulanger, cartouches Mle 1866 fournies par Mr Chollet :
dans une lettre adressées au général Thoumas en date du 8 février 71, le capitaine Boudreaux (cet officier venait de prendre la direction du contrôle des armes et munitions achetées pour le compte du ministère de la guerre, ordre du 20 janvier) rend compte que, voulant s'assurer de l'état des cartouches fournies par Chollet, il a chargé le contrôleur Bisch, de se rendre chez les 5 fabricants qui travaillent à Londres pour ce fournisseur, de lui rapporter un paquet de cartouches pris au hasard chez chacun d'eux et de lui adresser une note sur les produits de leurs ateliers. "J'ai pu me rendre compte que tous les ateliers qui travaillent pour Chollet sauf un (Johnson) donnent des produits mauvais et inacceptables". La poudre semble être de deux qualités, toutes deux très mauvaises dont l'une lui a paru tellement défectueuse qu'il l'a soumise à l'examen d'un expert.
Rapport de l'expert de la poudrerie Pigou et Wilk (peu intelligible)
Résumé d ela note du contrôleur Bisch :
poudre en général de mauvaise qualité
l'installation et la fabrication sont très défectueuses dans les ateliers de Pitel et de Plouvié.
Que les cartouches essayées chez le 3e fabricant Dyer et Robson ont donné 50% de ratés.
Que les cartouches du 4e fabricant, Henry Gladstone sont irrégulières et trop courtes, 
que celles du fabricant Johnson sont bonnes et n'ont donné que 2% de ratés
qu'enfin Pitel et henry Gladstone "ont assuré que leurs cartouches n'avaient jamais été essayées par l'épreuve du tir".
A la suite de la lettre du capitaine Boudreaux, le ministre donne l'ordre le 17 février d'examiner à Cherbourg et à Bordeaux les cartouches Mle 1866 fournies par Mr Chollet et de les soumettre à des essais de tir.
Dans un rapport en date du 4 mars le colonel d'artillerie, directeur de Cherbourg, rend compte de la visite :
les défauts principaux : collage insuffisant de l'étoile qui maintient l'amorce, mauvaise qualité du papier employé pour les cônes, ligatures mal faites, longueur irrégulières des cartouches. Concernant l'examen de la poudre et l'épreuve du tir, les résultats dont satisfaisants, la poudre semble de bonne qualité, les charges sont suffisamment réglées, 100 cartouches choisies parmi les plus défectueuses à la visite n'ont donné ni ratés ni long feu ni difficulté de chargement et ont produit peu d'encrassement, la force de projection a paru régulière et égale à celle que donnent les cartouches françaises".
Le rapport du commandant de l'artillerie à Bordeaux du 4 avril fait connaitre qu'un certain nombre de caisses paraissent avoir souffert du transport par mer, les cartouches qu'elles contiennent sont humides, ont un peu gonflées et se déteriorent facilement dans le chargement.
Pour toutes les cartouches en général, la poudre donne beaucoup d'encrassement, le tir continu est difficile.
Le rapport classe les cartouches en 2 catégories d'après le nombre de ratés et les désigne par les marques des caisses :
1ère catégorie : ratés inférieus à 5%
2e catégorie : ratés plus nombreux, mauvaises amorces, cartouches trop courtes, sur un nombre total de 1762 cartouches tirées, la moyenne générale des ratés est de près de 7 %.
La lettre du capitaine Bourdeaux déclare comme très mauvaises et inacceptables les cartouches Mle 1866 fabriquées à Londres pour Mr Chollet et transmettant le rapport sur la poudre et le résumé de la note du contrôleur Bisch (du 8 février 71). or il existe un certificat du 14 février signé du capitaine Boudreaux relatif à la réception de 1 096 000 cartouches Mle 1866 dont 220 000 visitées à Londres du 9 au 13 février par le même contrôleur Bisch, savoir :
30 000 chez Dyer et Robson
60 000 chez Johnson
130 000 chez henry Gladstone.
On note dans le rapport de Bordeaux que les cartouches qui ont donné des ratés inférieurs à 5% sont celles sortant des ateliers de Pitel, Plouvié, Dyer et Robson, Henry Gladstone tandis que celles qui ont donné un chiffre notable de ratés et signalées comme trop courtes, avec mauvaises amorces proviennent de chez Jonhston. De sorte que le rapport de Bordeaux affirme le contraire du rapport de Bisch et Boudreaux...
Sur un total d'environ 12 millions de cartouches Mle 1866 livrées par ces fournisseurs en exécution des marchés passés avec le ministère de la guerre, 3 500 000 seulement proviennent des ateliers dont il est fait mention dans la note du contrôleur Bisch. Les fabricants recevaient de la maison Kynock de Birmingham les étuis amorcés, les balles, les cônes, les rondelles de carton, ils n'avaient qu'à fournir la poudre et à achever la confection de la cartouche. 2 d'entre eux seulement Johnston et Gladstone ont fabriqué dans d'autres conditions une partie de leur livraison, et pour le premier l'on n'a pas eu à s'en féliciter, les amorces qu'il s'est procurées au début ayant donné beaucoup de ratés. Les ateliers de Gladstone et de Dyer et Robson sont ceux qui ont  livré les meilleurs cartouches, celles de Johnson, notamment sous le rapport de la poudre, étaient loin de posséder la supériorité relative qui leur a été attribuée.
Les fabricants ne pouvaient stocker plus de 30 000 cartouches dans les ateliers, le surplus était stocké dans des magasins ou dans des barges sur la Tamise. C'est a proximité de ces dépôts que les visites et les tirs.
Pitel et Plouvié ont fait faillite et le marché a été repris par les nommés Philippeau et Philippard qui ont conservé les mêmes marques pour les caisses.
J'ai examiné à Cherbourg les cartouches Mle 1866 provenant des fournitures de Mr Chollet. Ce sont celles qui ont fait l'objet d'un rapport du colonel directeur en date du 4 mars 1871.
Toutes ces cartouches, ainsi que le prouvent les marques des caisses, ont été livrées entièrement confectionnées par la maison Kynoch de Birmingham. On les soumet en ce moment à un remaniement ayant pour but de rejeter celles défectueuses et de mettre les autres dans des boites réglementaires après les avoir fait sécher.
Les défauts constatés dans le rapport du 4 mars ne sont pas si graves, les étoiles mal collées, les ligatures mal faites ne sont guère plus nombreuses que dans une fabrication courante en France. Un certin nombre de cônes sont faits avec un papier rougeâtre, mal collé et bien moins résistant que celui des étuis ; cependant ce papier offre encore une solidité suffisante pourvu qu'il ne soit pas mouillé et que la cartouche ne soit pas soumise à des flexions fortes et répétées. (proportion de ces cônes est d'environ 1/10). les cartouches ont des dimensions irrégulières, généralement trop fortes, le défaut provient du tassage incomplet de la poudre dans l'étui et ne parait avoir aucun inconvénient sous le rapport de la facilité de chargement.
En définitive, ces cartouches ne valent pas les cartouches confectionnées en France dans nos poudreries, la toile de coton qui entoure l'étui ne se consume pas et peut dans certains cas rendre le chargement moins facile ou nuire à la justesse du tir, la papier d'un certain  nombre de cônes est de qualité inférieure et augmente les chances de détérioration des munitions. Cependant ces cartouches sont les meilleures de toutes celles qui aient été fabriquées en Angleterre ( Londres et Birmingham). Tel est l'avis du commandant Pinezon du Sel, sous directeur à cherbourg, qui a changé d'avis par rapport à ce qu'il avait écrit dans son rapport du 4 mars.
Il importe de remarquer que près de la moitié des cartouches Mle 1866 fournies par Chollet sont sorties entièrement confectionnées des ateliers de la même maison Kynoch.

Gestion des employés d'artillerie chargés de recevoir en Angleterre les armes et munitions achetées pour le département de la guerre :

J'ai cherché à me procurer des renseignements complets et positifs sur la gestion des employés d'artillerie qui ont été chargés du contrôle. Ces employés sont au nombre de 3, la chef armurier de la Marine Bonamy, le contrôleur d'armes Muller, enfin le contrôleur d'armes Boulanger qui a agi comme chef de mission depuis le mois de septembre 1870 jusqu'à la fin de janvier 1871, époque à laquelle le ministre de la guerre a confié la surveillance des opérations au capitaine Boudreaux.
Je me suis renseigné auprès de l'ambassade de France, au consulat de Londres, au consulat de Birmingham. Voici mon rapport :
D'après les notes de Boudreaux, Muller et Bonamy méritent des éloges sans réserve par les connaissances pratiques, le zèle, l'exactitude dont ils ont fait preuve pendant leur mission. Bonamy est particulièrement signalé comme intelligent et parlant bien anglais. Boulanger a montré beaucoup d'activité et de capacité dans le rôle plus difficile qu'il avait à remplir, mais sa conduite ne serait pas à l'abri de tout reproche.
Boudreaux a toujours eu quelque peine à obtenir de Boulanger qu'il rendit des comptes. Boulanger a un fort caractère, susceptible, il avait à tort considéré comme une disgrâce l'OM du 20 janvier qui chargeait le capitaine Boudreaux de centraliser les réceptions d'armes et de munitions. Mauvaise entente entre les 2.
Boudreaux reproche à Boulanger, lorsqu'il n'était pas encore sous ses ordres, de ne pas s'être conformé assez strictement aux clauses des marchés passés avec MM Mattor et Greene pour la fourniture d'armes Snider.
Le fait est exact. 2 marchés passés avec MM de Mattor et Green ont été enregistrés le 17 décembre 70, le premier expirant le 31 décembre pour 8000 snider longs au prix de 80 sh, le second expirant d'abord au 28 février 71 puis ensuite prorogé pour 20 000 snider courts au prix de 87 sh. Il n'a été rien livré pour le premier marché dans les délais fixés, mais on trouve dans le courant de janvier 2 certificats signés par Boulanger, le premier en date du 15 janvier relatif à la réception de 340 snider longs et courts (220 seulement ont été livrés par le fabricant, à cause du retard que Mr green a mis le payer) le 2e en date du 31 janvier pour la réception de 960 armes dont le modèle n'est pas indiqué. En tout, 1180 armes ont été payées au prix de 87 sh.
Ne pouvant pas recourir à ses carnets qui ont été emportés par le député Riant, cet employé ne s'est pas rappelé le nombre de snider longs qui ont été reçus.
4 voyages fait en novembre 70 pour le compte de Mr Bénédic dont 2 en compagnie de ce fournisseur qui a payé directement la dépense.
2 voyages faits en décembre pour le compte de Mr Larivière.
Boulanger a délivré en date du 30 janvier 1871 un certificat de réception de 1 584 000 cartouches Mle 1866 fournies par MM Fréar Larivière. Ces cartouches n'ont pas été visitées.
Parmi les copies des marchés passés par le département de la guerre que Boulanger a remis a Boudreaux le 30 janvier 71, en exécution de l'OM du 20 janvier, se trouvait une copie du marché Fréar Larivière portant en observation qu'aucune réception n'avait encore eu lieu.Considérant que la première livraison était dépassée Boudreaux déclara qu'il ne donnerait pas suite au marché. Larivière fit observer qu'il avait des cartouches confectionnées dans ses ateliers de Tyburn près Birmingham et qu'il ne tenait pas à lui qu'elles fussent visitées. Muller qui se trouvait à Birmingham avait en effet été invité par Boulanger à recevoir ces cartouches et devait se rendre aux ateliers le 27 mais se méprenant sur le sens de l'ordre qui lui était donné, il se contenta d'examiner la fabrication et de faire quelques tirs pour procéder à la visite des cartouches. Le 31 janvier, Mr Cannot, associé de Larivière, poussé sans doute de voir le marché résilié, vient réclamer à Boulanger un certificat.

Cartouches arrivées à Bordeaux le 16 mars à bord du Southampton.
Marque : GA (en dessous C) dans un losange et petit c en dehors du losange, en bas à droite : 600 000 et HF (en dessous V) dans un losange : 918 000 et 66 000.

Courrier ministère de la guerre 21 mai 71 :

Au mois de septembre 70 l'administration de la guerre avait passé de nombreux marchés d'armes et munitions dont les fournitures devaient être examinées en Angleterre et pour procéder à cet examen, le ministre avait envoyé à Londres le capitaine d'artillerie Simon et du contrôleur d'armes Boulanger. Simon fut rappelé en France à la fin d'octobre par la délégation de Tours et Boulanger resta seul pour ces opérations jusqu'au 21 janvier 71 époque à laquelle le capitaine d'artillerie Boudreaux arriva.

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Message  Tico le Mer 22 Jan 2020, 21:37

Bonsoir, 
Quel bonheur 
Merci
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Message  Invité le Jeu 23 Jan 2020, 22:38

Je suis ces articles avec le plus grand intérêt et je remercie infiniment Conservateur de nous communiquer le fruit de son travail.
J'espère juste que ceux qui viendraient à taper dans ce travail auront la décence de rendre à César...
Il est inimaginable de faire autrement dans le travail universitaire (c'est même du dernier bon goût de justifier presque chaque paragraphe d'une citation tirée du travail d'un autre universitaire avec presque autant de notes de bas de page que de texte). Dans les livres plus ou moins grand public, par contre...

Pour ceux que ce genre d'ouvrage ne rebute pas, et dans la très bonne veine universitaire quant aux citations, je recommande "la chair et le plomb" du Dr Vincent Laforge, Éditions l'Harmattan, environ 750 pages. Je suis actuellement justement dans la partie consacrée aux armes des guerres de Napoléon III, dont le Chassepot.
Vu le sujet, cœurs sensibles s'abstenir, mais c'est extrêmement instructif et très rare en français.

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Message  Verchère le Sam 25 Jan 2020, 01:09

Conservateur a écrit:4f18 (Vincennes)
Proposition de Mr Christy pour la fabrication des fusils Chassepot, 9 septembre 1867 :
...
On frappe les bandes à présent d’un bloc solide et les pièces faites de cette manière sont beaucoup supérieures aux bandes soudées.
Frappées dans un bloc solide ???
En sait-on plus ?
Un tube mince obtenu en mandrinant un lopin cylindrique ?

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Message  WICHITA le Sam 25 Jan 2020, 15:22

ça c'est du post !

(à quand un ouvrage spécifique au CHASSEPOT ?
oui je sais j'ai déjà posé la question
mais je suis impatient)

------------------------

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Message  julio62 le Sam 25 Jan 2020, 15:42

chance, ça y est on a pu libérer le" Kraken conservateur" , une mine d'infos inestimables nous submerge,j’espère que ça va durer.

merci +++++++++++Fusils Mle 1866 Chassepot fabriqués en Angleterre 72113
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Message  Conservateur le Sam 25 Jan 2020, 16:49

Ace of Spades a écrit:Je suis ces articles avec le plus grand intérêt et je remercie infiniment Conservateur de nous communiquer le fruit de son travail.
J'espère juste que ceux qui viendraient à taper dans ce travail auront la décence de rendre à César...
Il est inimaginable de faire autrement dans le travail universitaire (c'est même du dernier bon goût de justifier presque chaque paragraphe d'une citation tirée du travail d'un autre universitaire avec presque autant de notes de bas de page que de texte). Dans les livres plus ou moins grand public, par contre...

Pour ceux que ce genre d'ouvrage ne rebute pas, et dans la très bonne veine universitaire quant aux citations, je recommande "la chair et le plomb" du Dr Vincent Laforge, Éditions l'Harmattan, environ 750 pages. Je suis actuellement justement dans la partie consacrée aux armes des guerres de Napoléon III, dont le Chassepot.
Vu le sujet, cœurs sensibles s'abstenir, mais c'est extrêmement instructif et très rare en français.
Merci pour cette délicate attention et pour la référence bibliographique !!!

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