Mauser 71 transformé Daudeteau

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Mauser 71 transformé Daudeteau

Message  Invité le Sam 24 Déc 2011, 17:27

LE DOVITIS :
En 1894, L'état-major uruguayen se préoccupe de la mise en service dans son armée d'armes modernes de petit calibre, face au rééquipement dans ce sens de ses puissants voisins. La petite armée locale utilise un échantillonnage disparate de MAUSER M.1871 achetés en Allemagne et de REMINGTON "ROLLING BLOCK" en 11 mm Rem, obtenus aux USA.
Les fonds sont bas, les marchands d'armes et intermédiaires gourmands…intervient alors un mécène inattendu en la personne d'un tailleur militaire grec du nom de DOVITIS, qui ayant fait fortune dans la confection d'uniformes destinés aux forces armées de sa nouvelle patrie, décide d'offrir sur ses propres deniers, un armement neuf à sa nouvelle patrie! En fait d'armement neuf, il va falloir se contenter de la transformation de ce dont on dispose, en l'occurrence de recannoner les MAUSER 1871 dans un calibre plus moderne.
On ignore malheureusement par quels méandres notre homme passa pour aboutir in fine à la S.F.A.P. de St Denis …! Toujours est-il que 10 000 de ces pétoires se retrouvent sur un bateau destination le vieux continent.
Pour quel motif avoir choisi ce calibre étrange de 6,5 mm n°12 ? on peut y voir une probable "magouille" entre initiés et "spécialistes", en se souvenant qu'il fallait sans doute honorer les commandes de cartouches passées à la S.F.M., entre autres, pour les essais malheureux des deux autres"produits-phares"de la maison, les modèles "A" et "B".
Les DOVITIS rentrent au bercail, accompagnés d'une quantité substantielle de munitions, et vont être distribués à la troupe, mais l'affaire se révèle vite un mémorable fiasco: en effet, les cartouches fabriquées par la S.F.M. ont une amorce dont le laiton, trop épais, provoque une percussion très irrégulière, le ressort de percuteur du 71 n'ayant pas été renforcé. En outre, à l'époque, le procédé de recuit partiel des étuis est encore inconnu et sur ce petit calibre, les phénomènes de tension du métal provoquent au collet des fissures longitudinales désastreuses. Sur les deux uniques lots livrés, à marquage de culot uruguayen, la presque totalité finira honteusement, balancée dans les eaux du Rio de la Plata …Et ce sera la fin de cette arme hybride, sauf, bien sur, pour les collectionneurs.
DOVITIS, ne se décourageant pas pour si peu, récidivera en proposant de faire recannoner des fusils français GRAS de surplus en 7x57 MAUSER ! Heureusement, les meilleures histoires étant les plus courtes, l'Uruguay adoptera à ce moment le MAUSER de ce calibre…et ce sera la fin de l'histoire.
Philippe Regenstreif, avril 2005.
Cette note est tirée de plusieurs articles que j'ai publié dans CIBLES sous le pseudo d'Alain Bardy en 1980

Au travers de quelques images, j’essayerai d’illustrer la modification du Mauser 71
Tout d’abord, une photo de groupe


En partant du bas 2 fusils Mauser 71 dans leur condition originale au dessus une carabine modifiee Daudeteau/Dovitis et au dessus 4 fusils egalement modifies. En effet dans le groupe d’armes modifiees il y avait surtout des fusils mais aussi quelques carabines.
La raison de la modification, le calibre, changement du canon 11mm par un nouveau canon 6.5 mm.

En fait tout ce qui restait du Mauser 71 d’origine etaient l’assemblee boitier , culasse , detente pontet et plaque de couche, tout le reste était remplace a neuf.
Les boitiers toujours marques Mod 71

Les culasse et tetes de culasse, qui malgres le change de calibre restent absolument originales.


Les plaques de couches perdent leurs marquages regimentaux.

Les modifications
Bien sur le canon, mais aussi embouchoir, grenadiere, baguette et bois


La baguette qui sur le 71 était sous le canon, est, sur le Dovitis, sur le cote et d’une similarite troublante avec les baguettes du système Berthier.

La nouvelle hausse est elle aussi tres , Français reglementaire, similaire au Lebel pour les fusil et au Berthier pour les carabines.




Les marques Allemandes indiquant les lieux de fabrication font place a la marque SFAP St Denis Societe Francaise d’Armes Portatives St Denis.

Bien qu’il soit possible d’obtenir des cartouches « neuves » je n’ai jamais tire avec ces armes la, par contre il circule des rumeurs d’accident malencontreux. Faiblesse des canons ? Charge de poudre trop elevee ?



Best regards
Robert Olivier

Invité
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