Parabellum P 06/29 pistolet d'ordonnance suisse

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Parabellum P 06/29 pistolet d'ordonnance suisse

Message  Darius le Dim 12 Jan 2014, 13:28

J'ai fait quelques nouvelles photos de mon P 06/29; alors je me permets de faire un nouveau post d'un sujet déjà abondemment couvert. Le modèle 29 était le dernier modèle produit, légèrement simplifié mais certainement le plus robuste; mais en tous les cas pas le plus rare.  Ce Parabellum est en 7.65 mm. Cette arme, je l'utilise toujours pour les compétitions pistolet 50m où je suis systématiquement confronté avec des armes conçues pour ce genre de compétition càd des Pardini & Co; mais si les Suisses ont gagné les championnats du monde avec ce type d'arme, j'estime que c'est assez bon pour moi....

Mon arme date de décembre 1941:





Quelques données techniques:

Calibre: 7.65 mm
Longueur du canon: 120 mm
Longueur total: 238 mm
Pas du canon: 250 mm (à droite)
Nombre de rayures: 4
Distance hausse - guidon: 215 mm
Pression de travail maximum: 2800 KPa
Dispersions à 50 m: 9 x 6 cm
Capacité: 8 cps

Poids: 870 g
Magasin vide: 60 g
Poids cartouche: 10.55 g
Poids balle: 6.0 g
V0: 365 m/s
Capacité perforante: sapin: 162mm / hêtre: 70 mm

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Re: Parabellum P 06/29 pistolet d'ordonnance suisse

Message  Michel gaschen le Dim 12 Jan 2014, 13:35

choli choli on ne s'en lasse pas!

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rep..

Message  joselito le Dim 12 Jan 2014, 15:55

effectivement une belle pièce..éxiste il un lien avec les dates de fabrication par rapport aux N° de série.... salut 

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Re: Parabellum P 06/29 pistolet d'ordonnance suisse

Message  Stalingrad0243 le Dim 12 Jan 2014, 16:36

La première photo est magnifique  salut 

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Re: Parabellum P 06/29 pistolet d'ordonnance suisse

Message  Invité le Dim 12 Jan 2014, 16:54

J'ai toujours adoré ces armes, splendides et bien conçues un vrai, merveille. Quant aux photos elles mettent bien ton arme en valeur.  

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Re: Parabellum P 06/29 pistolet d'ordonnance suisse

Message  lu1900 le Dim 12 Jan 2014, 17:55

Darius a écrit:
Mon arme date de décembre 1941

Ho , ça c'est chouette !         

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Re: Parabellum P 06/29 pistolet d'ordonnance suisse

Message  kri1942 le Dim 12 Jan 2014, 18:05

joselito a écrit:effectivement une belle pièce..éxiste il un lien avec les dates de fabrication par rapport aux N° de série.... salut 

La date de fabrication est frappée dans le puits de la carcasse!

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Re: Parabellum P 06/29 pistolet d'ordonnance suisse

Message  Darius le Dim 12 Jan 2014, 19:18

C'est lu1900   qui m'a filé le tuyau; je n'ai jamais été regarder dans ce coin, en plus, il y avait de la calamine...



et il faut un bon objectif macro pour capter le machin...

Pour les intéressés, je joins un excellent résumé rédigé par P. Pellaton en 1990 et publié sur le site Fort Litroz que je vous conseille de visiter www.fortlitroz.ch

Les parabellum de l'armée suisse

Peu d'armes ont eu, dans leur version militaire, une vie aussi longue que le pistolet parabellum d'ordonnance suisse. Comme arme d'officier, son temps de service a commencé avec l'adoption du " modèle 1900 " et s'acheva vers 1980, lorsque les derniers officiers qui ont reçu le " modèle 1929 " ont été libérés de leurs obligations militaires.
Actuellement le parabellum suisse est devenu un objet de collection très prisé. A la fin du XIXe siècle, les inventeurs ont cherché à remédier aux nombreux inconvénients des revolvers et ont été amenés à abandonner le système du barillet pour rechercher la solution du problème dans un pistolet à répétition. Ces inventeurs eurent l'idée de rendre automatique le fonctionnement de l'arme en empruntant au recul la force motrice nécessaire : le pistolet automatique était né.
Commission et cahier des charges
En 1896, une commission, en Suisse, fut nommée pour l'étude des pistolets automatiques alors connus. Elle était composée de MM. le Colonel von Orelli. chef de la section technique de l'administration du matériel de guerre fédéral, le colonel von Mechel, le professeur Dr Amsler-Laffon, le major von Stürler, directeur de la Fabrique fédérale d'armes, le colonel Rubin, directeur de la fabrique de munition, Schenker, chef du contrôle fédéral de la munition et le capitaine Korrodi, adjoint de la section technique. Elle procéda, en juin 1897, à Thoune, à des essais de tir avec quatre systèmes différents de pistolets soit : Mauser, Borchardt, Bergmann et Männlicher, les trois premiers présentés par des maisons allemandes, le dernier par son inventeur de Vienne. En octobre, un rapport très complet est rédigé par le colonel von Mechel et le professeur Dr Amsler. Ce rapport fait ressortir les avantages et les inconvénients des divers systèmes. Tenant compte des observations faites à leurs divers systèmes, les inventeurs cherchèrent à perfectionner leur arme, les uns se bornèrent à des modifications de détails, d'autres établirent des types entièrement nouveaux. Les travaux ayant duré près d'une année, les représentants des diverses fabriques furent invités à se présenter le 23 novembre 1898 à Thoune, pour y exposer, devant la commission, les transformations et perfectionnements apportés à leurs armes et pour procéder à de nouveaux essais.
Pour compléter cette commission, le Département militaire fédéral désigna :
MM. le Colonel Wilbolt. comme représentant la cavalerie, le lieutenant-colonel Chauvet comme représentant l'artillerie, le lieutenant-colonel Brunner, comme représentant l'état-major général et le major de Meuron, comme représentant de l'infanterie. Six armes étaient en présence : Mauser, fabriqué par la maison Mauser à Oberdorf, Wurtemberg et présenté par M. Paul Mauser, ingénieur ; Bergmann, fabriqué à Suhl et présenté par le colonel Gressly ; Borchardt-Lüger, fabriqué par la " Fabrique allemande d'armes et munitions " à Berlin, présenté par M. Lüger, ingénieur ; Mannlicher, premier modèle fabriqué par la " Société Industrielle Suisse " (SIG) à Neuhausen et présenté par M. Frey, directeur de " SIG " ; deuxième modèle fabriqué et présenté par l'inventeur M. Manniicher de Vienne ; Roth, fabriqué par la maison G. Roth à Vienne et présenté par M. Roth, fils.

Le programme des essais était le suivant :

Description des pistolets, démontage et remontage par les inventeurs ou leurs représentants.
Feu de vitesse, pour chaque modèle, deux séries de 50 coups chacune, tirées par les inventeurs.
Essais de précision, trois séries de 30 coups chacune, tirées à 50 mètres avec l'arme appuyée par un employé du contrôle des armes.
Essais de 400 coups avec la même arme sans la nettoyer, ni la rafraîchir, tirés en partie par les inventeurs, en partie par les membres de la commission.
Essais du fonctionnement de l'arme avec charge de poudre augmentée ou diminuée, avec les parties de la culasse entièrement sèche (non graissées) et graissées ensuite avec de l'huile rance et durcie.
Essais de poussière et d'eau, 50 à 100 coups à tirer, l'arme ayant été préalablement saupoudrée de poussière de route et ensuite arrosée d'eau.
Essais de pénétration, trois coups à 10 mètres contre une série de plaques de tôle de fer de 0,8 mm d'épaisseur.
Mesure de vitesse initiale, 5 coups par arme.

Les essais et la concurrence
Les essais durèrent trois jours. Après l'exécution de l'un des points du programme avec l'un des systèmes, les membres de la Commission faisaient part de leurs observations personnelles qui étaient discutées et cas échéant, consignées au procès verbal. Pour établir d'une manière aussi exacte que possible la comparaison entre les résultats obtenus par les armes essayées, il était attribué pour chaque arme, une note de 1 à 4 pour les différents points suivants :

Avantages ou désavantages du principe même de construction de l'arme.
Solidité.
Poids.
Dimensions.
Formes de l'arme, en tenant compte :
de la facilité de la porter.
de la manière dont elle se tient dans la main.
Fermeture contre la poussière et l'humidité.

Fonctionnement de l'arme :

dans des conditions normales,
l'arme non graissée,
l'arme graissée avec de l'huile rance,
l'arme saupoudrée de poussière et arrosée d'eau,
avec des cartouches à charge réduite.

Avantages et désavantages :
de la charge du magasin,
de la charge coup par coup,
du déchargement.

Position de la culasse (ouverte ou fermée) lorsque le magasin est vide.
Armement automatique du chien.
Système de sûreté.
Vitesse du tir.
Facilité de viser et qualité de la détente.
Précision.
Recul.


Pénétration.
Démontage et remontage de l'arme.
Nettoyage de l'arme.
Système de chargeur.

Ce fut le pistolet Borchardt-Lüger qui obtint le plus grand nombre de points et sortit premier avec une avance considérable sur ses concurrents classés dans l'ordre suivant : 2. Roth ; 3. Mannlicher ; 4. Bergmann ; 6. Mauser.
Le pistolet Roth a été éliminé car le tireur doit armer le chien avant chaque coup. Après l'étude minutieuse des divers types de pistolets présentés, la commission prit les décisions suivantes :

L'arme doit être entièrement automatique.
Le poids de l'arme ne doit pas dépasser 1 000 g.
Le calibre doit être de 7,5 à 7,65 mm.
La longueur ne doit pas dépasser 275 mm.
Le poids de la balle doit être au minimum de 5,5 g.
Le nombre de cartouches du magasin doit être de 8 à 10.
Le recul doit être aussi restreint que possible.

Après constatation des résultats obtenus par les divers systèmes, il fut décidé :

Des essais seront continués en premier lieu avec le Borchard-Lüger, en second lieu avec le Mannlicher.
Les autres systèmes sont éliminés, les raisons de leur élimination seront communiquées aux inventeurs.
M. le professeur Amsler et la Fabrique fédérale d'armes sont chargés d'étudier d'une manière plus détaillée, spécialement au point de vue de leur construction, les deux armes qui restent en présence.
La section technique fera procéder. par ses divers organes, à des essais relatifs à la précision, à la vitesse initiale, à la pénétration, etc.
La commission sera convoquée à nouveau pour prendre connaissance de l'étude et des essais.

Les deux derniers en lice:
Le 1er mai 1899, la commission se réunissait à Thoune pour procéder aux essais avec les deux pistolets restant en lice. Depuis la dernière réunion deux offres nouvelles étaient parvenues, l'une de Hauff à Berlin, l'autre de la Fabrique nationale d'armes de Herstal, Belgique (système Browning). Ces deux offres ne sont pas prises en considération, la première de ces armes étant encore dans une période d'étude, la culasse de la seconde n'étant pas accouplée au canon. La commission décide de procéder avec les deux pistolets aux mêmes essais avec les modifications et adjonctions suivantes :
Essais de durée, 500 coups au lieu de 400, tir avec des douilles entaillées, essais de pénétration dans des planches de hêtre et sapin.
Après ces essais, la commission constate :
Pistolet Borchardt-Lüger : après 500 coups, l'arme fonctionne comme au début, la précision n'a pas changé, l'encrassement très restreint, presque nul ; deux fois la culasse n'a pas été repoussée en avant, aucune observation sur la munition.
Pistolet Mannlicher : d'abord deux arrêts dans la charge par suite de deux cartouches ayant chevauché l'une sur l'autre, après 175 coups, le pistolet ne fonctionne plus, il doit être démonté, de nouveau deux douilles ne sont pas extraites. extraction très irrégulière, très fort encrassement, le pistolet n'est pas bien en main.
Afin de procéder à de nouveaux essais sur une plus grande échelle, la commission décida la commande de 20 pistolets Borchardt-Lüger et une certaine quantité de cartouches. En outre, un certain nombre de " desiderata " furent indiqués à l'inventeur.
Les vingt pistolets commandés furent livrés, ainsi que la munition, en octobre et novembre 1899 par la " Fabrique allemande d'armes et de munitions " à Berlin. Les modifications réclamées par la commission et spécialement celle concernant l'adjonction d'une sûreté dite mécanique avaient été conçues et exécutées, par les fabricants, d'une manière à la fois simple, solide et pratique. Ces armes furent mises en essai de novembre 1899 à mars 1900, dans des cours de répétitions militaires et sociétés de tir, soit : les sociétés suivantes ont eu l'occasion de tester ces pistolets : Société de tir au revolver, Berne, Société militaire de Baie, Société de cavalerie de Baie, Société de tir au revolver de Lausanne.
Tous les rapports faits, à la suite de ces essais, s'expriment d'une manière très favorable. A Lausanne, au stand de tir de la Pontaise, sont invités les représentants des sociétés de tir de la ville et des officiers des troupes montées. Devant ce public choisi, quatre des meilleurs tireurs à l'arme de poing exécutent trois exercices à 50 mètres, dont l'un est un tir de vitesse. Les résultats sont remarquables au double point de vue du fonctionnement et de sa précision. Cette séance fut suivie d'une passionnante discussion. La conclusion unanime montre que le nouveau pistolet possède toutes les qualités d'une bonne arme de guerre et d'une remarquable arme de stand.
Les 2 et 3 avril 1900, la commission se rassemblait une dernière fois à Berne pour liquider quelques détails de construction pour procéder à certains essais spéciaux et pour formuler ses propositions définitives : l'arme doit être réglée pour une distance de but en blanc de 50 mètres ; à cette distance le point touché doit se trouver à 20 cm, plus haut que le point visé de manière à permettre le tir sur visuel noir de 40 centimètres de diamètre. Le guidon devra être relevé de 0,4 mm. La forme de la détente sera améliorée suivant les indications de la Fabrique fédérale d'armes de Berne. La commission unanime décide de proposer au Département militaire fédéral, " L'adoption du pistolet automatique Borchardt-Lüger, calibre 7,65 mm. en lieu et place du revolver, avec une dotation de 48 cartouches par arme.

Acceptation et premières commandes

Le 4 mai 1900. le Conseil fédéral décide de l'accepter comme arme de poing de l'armée suisse. Une première commande de 5 000 pièces est exécutée comme suit par la " Deutsche Waffen und Munitionsfabrik à Berlin " : 2 000 pistolets livrés directement à l'Administration fédérale ; 1 500 exemplaires fournis à la Fabrique fédérale d'armes, Berne ; 1 500 exemplaires expédiés en pièces détachées et assemblés à la Fabrique fédérale d'armes (Waffenfabrik).
La Suisse fut ainsi le premier pays qui choisit le Parabellum comme arme d'ordonnance. Grâce à la référence de la commande de la Suisse, la " Deutsche Waffen und Munitionsfabrik " put mettre en train la fabrication de série et fournir peu à peu le monde entier. A son tour, l'Allemagne reconnut la valeur de " son " Parabellum et l'introduisit dans la marine en 1904 et en 1908 dans l'armée.
D.W.M. ou Deutsche Waffen Und Munitionsfabrik, Berlin, fut constituée lorsque Ludwig Löwe. un fabricant berlinois d'armes à feu et de machines-outils, acheta la Deutsche Metallpatronenfabrik de Karlsruhe. cette association agissant par la suite avec la nouvelle raison sociale. En 1922, elle fût contrôlée par une société financière et fut appelée " Berlin-Karlsruhe Industriewerke " (BKIW), mais en 1936 elle reprit le nom DWM soit Deutsche Waffen und Munitionsfabrik.
WF + Waffenfabrik Berne (Fabrique fédérale d'armes) fut crée en novembre 1871. Au début la WF + effectuait du montage d'armes. Son premier directeur, le lieutenant-colonel Rudolf Schmidt fonctionna de 1871 à 1894; c'était l'ancien contrôleur fédéral d'armes. Louis von Stürler a été directeur de 1894 à 1920, il a été remplacé par AdoIf Furrer 1920-40.
Les variantes de 1900 à 1929
Marquages : La genouillère porte le monogramme " D.W.M. " entrelacé ; sur le tonnerre " croix fédérale rayonnée ", sous le canon le numéro de série, devant, en haut de la sous-garde, les deux derniers chiffres sont répétés sur différentes parties de l'arme, il en est de même pour le poinçon du contrôleur d'armes et de la petite croix fédérale.
Les boutons de la genouillère sont chanfreinés et le bouton de droite porte un cliquet de blocage qui s'engage dans un cran fraisé dans la carcasse pour assurer le retour en position fermée de la culasse. Ce dispositif s'est révélé superflu et a été abandonné sur les autres modèles.
Le magasin a un bouton guide qui a nécessité un fraisage dans la poignée. Par la suite, le bouton-guide est plat et ne nécessite pas de fraisage. Le ressort récupérateur logé dans la poignée, est un ressort à lame, sur les modèles ultérieures ils ont un ressort à boudin. Bien que le modèle 1900 eut été soumis à des essais sérieux avant son adoption, il subit encore des modifications en cours de production. Les armes civiles, pour tes services de police, le tir, etc., portent l'ancien poinçons du banc d'épreuve allemand " BUG ".
Ces modifications sont : ailette du levier de sûreté étroite jusqu'au numéro 2 000, puis dès n° 2 001, large. La détente est étroite jusqu'au n° 3 900, large de 3 901 à 5 000. puis étroite. Le levier d'arrêt long de 14 mm, quadrillé de 750 à 2 000. haut et long de 10 mm. haut, long de 8 mm, cannelé de 2 001. Le recul du canon jusqu'au moment où la culasse mobile se sépare et de 5 mm, le recul total du canon jusqu'à l'ouverture complète de la culasse est de 10 mm.
Dispositif de sûreté : il faut faire une distinction entre la fonction du levier de sûreté sur le dos de la poignée et celle du levier d'arrêt sous le coursier de gauche. Le levier de sûreté bloque l'appareil de percussion, tandis que le levier d'arrêt ne bloque que le levier de sûreté quand celui-ci est assuré. Le levier de sûreté est maintenu en arrière par le ressort situé près de son pivot. La languette appuie contre la partie postérieure de la gâchette et empêche l'appareil de percussion de fonctionner, comme la partie mobile de reculer. Quand on met le levier d'arrêt sur " S ", sa griffe se place devant le contrefort triangulaire du levier de sûreté, bloque ce dernier et empêche qu'il puisse être désassuré.
Malgré des essais très approfondis, le pistolet subit au cours des ans des modifications de détails.
Modèle 1900 : extracteur forme ressort, encoche de mire triangulaire, cylindre de fermeture plat et plus bas que les bords supérieurs de la boîte de culasse, boutons de genouillères fraisés, la genouillère postérieure porte les trois derniers chiffres du n° de l'arme derrière la pièce jaune molletée, percuteur à cône très accentué, guide de 7 mm, ressort récupérateur à lame, arrêtoir de magasin à tête striée. La carcasse porte le crochet de fermeture de la genouillère sur la droite, porte une bride pour fixer une courroie, levier de sûreté (poignée) ailette de 30 mm de longueur, poinçons D.W.M. et croix fédérale flammée sur le tonnerre du canon, plaques de poignées en noyer strié jusqu'au bord, magasin pièce de fond en bois avec rondelle métallique, le levier d'arrêt se déplace entre deux dépressions.
Modèle 1906 première série : Extracteur rigide, rappelé par un ressort à boudin, lorsqu'une cartouche est dans le canon, l'extracteur reste dans une position plus élevée ce qui permet de lire sur son flan gauche " geladen ", cylindre légèrement bombé et à la même hauteur que les bords de la culasse, boutons de la genouillère plats et striés. Percuteur à cône peu élevé, ressort récupérateur à boudin, carcasse sans crochet de fermeture, magasin fond bois sans rondelle. Sur le tonnerre du canon : Croix fédérale flammée.
1906 deuxième série: Sur le tonnerre du canon : Croix fédérale dans un écusson.
Modèle 1917-24: Armes fabriquées par la Fabrique fédérale d'armes de Berne. Marquages : Waffenbabrik sans la croix fédérale, plaquettes en noyer ou en bakélite.
Modèle 1929 : La poignée est plus droite, les plaquettes de crosse sont en matière plastique, l'ailette de sûreté est plus longue et dont les deux côtés pénètrent dans la poignée, la genouillère antérieure porte un écusson avec la Croix fédérale, l'encoche de mire a la forme d'un U, boutons de genouillères lisses, la numérotation est entière sur la partie supérieure, verrou noir, non molleté, arrêtoir de magasin lisse, la longueur de l'ailette de sûreté est de 46 mm, magasin pièce de fond en matière synthétique, arme fabriquée par la Waffenfabrik, pistolet fabriqué jusqu'en 1947-48, numérotation de 60011 à 77 941.
La W+F a fabriqué des Parabellum M.29 pour la clientèle civile constituant deux petites séries de 25 001 à 26 600 et de 77 942 à 78 258 ; les numéros sont précédés de la lettre P. En 1949, aux " Championnats du monde " à Buenos Aires, au tir à 50 mètres à l'arme de gros calibre (pistolet et revolver), une nette victoire fut remportée par l'équipe suisse de 7 tireurs armés du pistolet M. 1929 de la fabrique fédérale d'armes. L'arme correspondait au modèle d'ordonnance mais avait été pourvue d'un canon allongé pour accroître la précision. Le pistolet pesait 1 010 grammes, la longueur totale était de 318 mm, le canon long de 200 mm numérotation de 1 à 20.
Fonctionnement du Parabellum
Au départ du coup, les gaz, agissant sur le culot de la douille, repoussent en arrière le canon et la boîte de culasse qui coulissent le long des rainures de la carcasse. Pendant ce mouvement, d'une amplitude de 5 mm, la culasse mobile et le canon sont solidaires. La culasse mobile suit le mouvement, la genouillère s'élève jusqu'au moment où le double ressort contenu dans la crosse, se trouve entièrement comprimé de même que le ressort de percussion. La douille, entraînée par l'extracteur, vient buter contre l'éjecteur qui l'expulse. Le logement de la culasse mobile étant dégagé, la cartouche supérieure du magasin, poussée par le ressort intérieur, vient se placer devant la tête du cylindre. Le double ressort, comprimé par le recul, repousse la culasse mobile en avant par l'intermédiaire de la chaînette qui relie ces deux pièces. La genouillère s'abaisse à moitié, tout en communiquant son mouvement à la boîte de culasse et au canon. Le percuteur bute contre un arrêt saillant sur la paroi intérieure de gauche de la boîte de culasse, le ressort de percussion reste comprimé. La genouillère entièrement rabattue, le canon et la culasse mobile sont solidement reliés. En pesant sur la détente, le percuteur devenu libre se porte en avant et frappe la cartouche. Après la dernière cartouche tirée, le bouton du magasin pousse un ressort qui vient faire saillie dans la carcasse et s'engage dans l'entaille du cylindre. La ligne de mire étant masquée, le tireur est avisé que l'arme est vide. Après l'introduction d'un nouveau magasin, il suffit de retirer un peu en arrière la culasse et de la laisser revenir en avant, l'arme est prête pour le tir.

Le démontage : Il se fait dans l'ordre suivant : retirer les cartouches, prendre le pistolet désassuré dans la main droite, le pouce pèse sur le levier de sûreté, les autres doigts tirent les boutons de genouillère directement en arrière jusqu'aux coursiers incurvés. De la main gauche, abaisser le bouton du verrou et enlever la plaque de recouvrement. Faire glisser la partie mobile en avant et l'enlever. Sortir la goupille de culasse de son logement en la poussant vers la gauche tirer la culasse en arrière et l'enlever.
Pour démonter l'appareil de percussion, presser fortement la broche d'arrêt avec un tournevis, lui faire faire un quart de tour vers la gauche, de sorte que le tenon soit libéré, l'enlever en cédant à la pression du ressort. Extraire du bloc obturateur (cylindre) le ressort de percussion et le percuteur. Pour enlever la gâchette, il faut soulever le ressort de gâchette avec un tournevis mince et t'extraire en le faisant glisser ; la gâchette peut alors être enlevée. Enlever l'éjecteur : soulever la partie postérieure avec un tournevis jusqu'au moment où le talon de l'éjecteur sort de son logement, enlever l'éjecteur en poussant son bec vers l'extérieur de la boîte de culasse. Enlever les deux plaques de poignée, poser la poignée à plat, côté gauche dessus, tenir le levier de sûreté en pressant sur l'ailette, soulever le pivot et retirer le levier de sûreté. Pour enlever l'arrêtoir de culasse, le soulever un peu et l'enlever en le tirant en arrière. Pour enlever la détente, la tirer au dehors suivant t'axe du pivot. On ne doit pas séparer la détente de son ressort. Enlever le verrou en position ouverte, pousser le levier vers le haut et tirer le verrou dehors. Le remontage se fait en inversant le démontage.

Les incidents de tir

Le coup ne part pas :
En prenant la poignée, le tireur n'a pas suffisamment pesé sur le levier de sûreté qui bloque encore la gâchette,
Un corps étranger s'est introduit entre la poignée et le levier de sûreté,
Le levier coudé de détente est faussé, dans ce cas, le faire remplacer.

Le premier coup est parti, le second ne part pas : le ressort de détente est trop faible pour pousser la détente suffisamment en avant, de sorte que la goupille d'échappement n'a pas pu glisser sous le levier coudé de détente.
Le pistolet mitraille : le cran de retenue de la gâchette ou le tenon d'arrêt du percuteur est usé ou émoussé, le ressort de gâchette lâche, courbé ou usé.
La douille n'a pas été éjectée : elle est restée dans la chambre à cartouche où elle est coincée entre la culasse et la chambre à cartouche : le recul est insuffisant parce que le tireur ne tient pas son arme assez fermement, (il arrive aussi que le tireur accompagne de la main le mouvement de recul) il se peut alors que la force du recul soit en partie neutralisée et ne suffise plus à ouvrir complètement la culasse.
La culasse se ferme sans introduire une nouvelle cartouche dans la chambre à cartouche : le magasin est mal fixé, (dans la plupart des cas, il tombe au départ du coup) ; le magasin est encrassé ou faussé de sorte que l'alimentation en cartouches fonctionne mal.
La douille reste dans la chambre à cartouche après le départ du coup, la cartouche suivante est coincée contre la douille et la culasse :
La griffe de l'extracteur est usée ou cassée,
La douille est coincée, la chambre à cartouche étant encrassée.

La culasse se ferme quand le magasin est vide :

Le magasin est faussé ou encrassé ce qui empêche le bouton du guide de l'élévateur des cartouches de soulever l'arrêtoir de culasse,
Le cran de retenue de l'arrêtoir ou du cylindre est usé.

Ratés : on entend fonctionner l'appareil de percussion, à cartouche n'a pas été percutée : la pointe du percuteur est brisée.
La cartouche n'a été que légèrement frappée par le percuteur :
La pointe du percuteur est usée, le ressort de percussion est lâche ou brisé,
Il y a trop de graisse dans l'orifice de percussion et dans le logement du percuteur ce qui ralentit le mouvement. Ce dérangement se produit surtout par temps froid.

En 1960, une maison américaine demanda à la W + F les conditions d'une reprise de la fabrication du Parabellum. La fabrique d'armes modifia, à cette occasion, la construction du M. 1919 et établit de nouveaux plans pour une rationalisation plus poussée. La fabrication en Suisse se révéla trop onéreuse et la maison américaine renonça et prit contact avec la Firme Mauser. Cette dernière reprit de la W + F la documentation technique. les gabarits, les jauges. La fabrication débuta en 1968.

Caractéristiques techniques :

Désignation de l'arme : Pistolet Borchardt-Lüger Parabellum.
Modèle : Suisse 1900.
Constructeurs-fabricants : MM. les Ingénieurs Borchardt et Lüger de la Fabrique d'armes et munitions à Berlin.
Principes de fonctionnement : Culasse à genouillère, chargée par le recul de la culasse.
Nombre d'armes fabriquées : Pistolets d'ordonnance : 5 100.
Années de fabrication : 1900 à 1905.
Longueur totale : 237 mm.
Hauteur hors toute : 140 mm.
Longueur du canon : 120 mm, vissé dans la boîte de culasse. Longueur jusqu'au culot de la douille, 122 mm.
Epaisseur : 39 mm.
Poids de l'arme : Sans le magasin : 835 grammes
Poids du magasin vide : 57 grammes.
Forme du canon : Rond et tronconique.
Calibre : 7,65 mm.
Nombre de rayures : 4 rayures concentriques de 3,1 mm de largeur, 0,125 mm de profondeur aux angles légèrement arrondis.
Direction des rayures : Rayures tournantes à droite, constantes.
Pas : 1 tour sur 250 mm.
Longueur de la ligne de mire : 214 mm.
Hausse : Placée sur l'articulation postérieure de la culasse, réglée pour une distance de but en blanc de 50 m, encoche de mire triangulaire.
Guidon : Triangulaire, arrondi en avant, sur queue d'aronde sur bloc soudé sur le canon, haut de 10 mm.
Carcasse : En acier, comprenant la poignée, les appareils de détente, de fermeture et de sûreté.
Poignée : Avec deux plaquettes en noyer, quadrillées jusqu'au bord, elles sont arrondies, fixée au bas par une vis métallique.
Sous-garde : Ronde faisant bloc avec la carcasse et la poignée, à sa hauteur sur la poignée, bouton molleté d'arrêt du magasin.
Détente : Lisse, incurvée.
Alimentation : Par magasin amovible dans la poignée pour 8 cartouches.
Sûreté : Face gauche arrière de la boîte de culasse, levier de sûreté, sur la poignée, pédale de sûreté. Protection extérieure : Bronzé bleu noir.

F. Pellaton 1990


Dernière édition par Darius le Ven 17 Jan 2014, 15:38, édité 2 fois (Raison : Correction orthographe)

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Re: Parabellum P 06/29 pistolet d'ordonnance suisse

Message  dakota le Dim 12 Jan 2014, 19:30

il est vraiment superbe !
il serait bien à côté de mon Byf 41...  clown 
bravo pour les photos  Wink 

dakota
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Re: Parabellum P 06/29 pistolet d'ordonnance suisse

Message  Vmax666 le Dim 12 Jan 2014, 20:23

Il est en bel état et les photos le lui rende bien   

A 50 m c'est un plaisir mais j'avoue que je n'arrive pas à rivaliser avec mon 22 de match et face à certains collègues avec leur Hammerli Fas Walther etc.
Par contre au Grutli sont tous derrière avec leur 210 Very Happy 

Attention encore 2 ans on va dire après faudra recharger ou utiliser de la Fiocchi.  Crying or Very sad 

 

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Re: Parabellum P 06/29 pistolet d'ordonnance suisse

Message  kri1942 le Dim 12 Jan 2014, 20:37

Bravo Darius pour ton modèle 29 suisse!

Les amis suisses, vous venez de lire le résumé des essais suisses, précédant l'adoption; vous connaissez l'existence du n° 5 de ces essais, conservé à Berne et savez vous que cette arme historique a été volée, il y a quelques années dans la vitrine du musée et remplacée par une vulgaire copie! La supercherie ayant été découverte par la suite, l'enquête a mené à un collectionneur américain...qui avait commandité l'affaire...
Bien sur ce n° 5 est de retour à une place qu'il n'aurait jamais du quitter!

Vous savez aussi que le n° 6 de ces essais a été trouvé en France, en Savoie, il y a une vingtaine d'années et ce rarissime prototype d'essais se trouve dans une collection à Lausanne, depuis et j'ai eu le plaisir de le tenir en mains, à cette époque!

Enfin, si quelqu'un veut l'acheter, il est à vendre, avec une autorisation B, ce qui n'est pas un problème pour nous français et encore moins pour vous, amis suisses...

J'oubliais, le chèque ou le virement est à faire dans l'ordre de...7 chiffres! Si vous voulez payer en espèces, prévoyez une valise!

Enfin, je n'ai aucun intérêt dans l'affaire mais je peux donner les références de l'heureux propriétaire actuel, bien connu, mais pas toujours en bien, de nos amis suisses! Wink 

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Re: Parabellum P 06/29 pistolet d'ordonnance suisse

Message  Ruby le Dim 12 Jan 2014, 21:36

Sur le cul ..............

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Re: Parabellum P 06/29 pistolet d'ordonnance suisse

Message  Baccardi le Dim 12 Jan 2014, 21:46

Superbes photos d'une légende  salut 

Je l'adore ce flingue   

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