STEYR GB 9mm para

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STEYR GB 9mm para

Message  WICHITA le Mar 17 Sep - 14:58

Aprés avoir eu récemment une petite discution sur tmf au sujet de ce 9mm; qui m'a fait réver dans ma jeunesse avec le N° 22 de "l'amateur d'armes" et le N° 46 "d'action guns" j'ai sentis un bon potentiel tout personnel, que ce soit au niveau du tir, que de la précision.
Hélas, le changement de mon BERETTA 92 n'est pas à l'ordre du jour, je ne l'ai pas encore apprivoisé, mais cela me démange, d'une force...!
Je l'aurai un jour, je l'aurai !
Je suis tellement sur et certain de son potentiel, que comme j'ai un coup de coeur dessus, je ne serai pas déçu, voire même enchanté. Vous savez le petit truc en plus, inexplicable, qui fait que... CE NE PEUX ÊTRE QUE BON !

NB : Petit soucis pour le TAR : en effet en adp le canon ne doit pas dépasser 130 mm (sauf ceux qui sont dans la liste d'exceptions) et le STEYR GB en ferai 136 mm ! D'ici que je l'ai, j'espère qu'il sera dans cette liste d'exception

NB 2 : si quelqu'un en possède un, ou en a possédé un, qu'il nous raconte ce serai sympatoche.
Deux photos glané sur le net :
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En coupe :
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Via gogol, j'ai trouvé la traduction d'un excellent article qui aurai été édité sur tmf, il est tellement complet, que je me permet de vous le soumettre :

Le GB de Steyr ; Trop bon trop tôt ?

par Gene Gangarosa, Jr.

Initialement publié dans l'édition 1994 de Gun Digest.



Pourquoi certaines armes à feu traversent-elles les années voire les décennies pour entrer dans l'histoire des armes alors que d'autres n'apparaissent que brièvement avant de sombrer dans l'oubli ? Il est possible que les armes qui durent soient bonnes et les autres non, mais même si c'est parfois vrai, ce n'est très souvent pas le cas. Les facteurs qui influencent l'adoption ou le rejet sont fréquemment plus complexes que toutes les explications simples que l'on peut trouver et une très bonne arme peut très bien échouer pour toutes sortes de raisons.

Voyez l'histoire du Steyr GB. Ce pistolet a officiellement été lancé en 1981 par Steyr-Daimler-Puch, un fabricant autrichien d'armes militaires et civiles - ainsi que de camions et de gros outillage - mondialement connu. Cependant, les ancêtres du GB remontent en fait aux derniers jours de la seconde guerre mondiale, au mécanisme à ouverture retardée par les gaz d'un fusil d'assaut allemand et aux pistolets expérimentaux d'un coût de fabrication moins élevé que les P-38, développés par Walther. Vers 1969, l'État autrichien envisageant de remplacer ses stocks vieillissants de P-38 et GP-35, demanda à Steyr, principal fabricant autrichien de matériel militaire, de plancher sur un nouveau pistolet. Ils étudièrent les armes allemandes de la fin de la seconde guerre mondiale et commencèrent avec difficultés à développer et tester leur propre modèle. L'arme autrichienne prit la forme d'un gros pistolet à double action avec un chargeur à pile imbriquée de 18 coups. Il fut baptisé le "Gas Bremse", freinage par les gaz en allemand, abrégé en GB.

Avant que Steyr n'ait fabriqué et commercialisé en propre le GB, Les Rogak, un de leurs importateurs, reçut dans les années 70 un jeu de plans du nouveau pistolet. Qu'il les ait obtenus dans un but publicitaire afin d'annoncer l'arrivée prochaine de l'arme de chez Steyr ou bien qu'il ait eu la permission d'en construire sous son nom n'est pas très clair (un tel arrangement pouvant permettre à Steyr de se défausser en cas d'échec du pistolet). Quoi qu'il en soit, il mit sur pied une manufacture appelée L.E.S. ou Rogak, Incorporated à Morton Grove, Illinois et commença à fabriquer l'arme en acier inoxydable sous le nom de Rogak P-18, en référence à l'énorme capacité du chargeur. Il en résulta une arme dont les déboires auguraient mal du GB à venir, auquel il ressemblait fortement.

En apparence, le Rogak avait beaucoup d'atouts. Sa conception moderne, tout inox, associée à la plus grande capacité de chargeur existant en standard pour un pistolet automatique semblait lui donner de grandes chances de succès.

Malheureusement, plusieurs facteurs ont joué contre le Rogak. Le premier d'entre eux : la cartouche de 9mm Parabellum n'était tout simplement pas aussi populaire que cela aux États-Unis à la fin des années 70. On en était à presque 7 ans de l'adoption d'un pistolet en 9mm par les forces armées U.S. Le peu de demande qu'il y avait alors était amplement satisfait par le Smith & Wesson modèle 39 et les divers Lugers, P-38, Radoms et autres surplus de la seconde guerre mondiale. Même ceux qui voulaient une grande capacité étaient plus enclins à acheter un Smith & Wesson modèle 59 ou un Browning GP plutôt que le Rogak d'allure futuriste. Ceux dont les goûts les portaient plus vers l'exotique se rabattaient sur le nouveau Beretta 92 ou même, pour un peu plus cher, le SIG P-210 ou encore le CZ-75.

Mais ce qui a réellement tué le Rogak était une piètre qualité d'exécution. Elle était tellement mauvaise que le mécanisme de retard par les gaz fuyait et ne fonctionnait pas. Du coup, ils l'ont transformé en simple pistolet à culasse non calée par ajout d'amortisseurs en fibre autour du canon. Malgré une bonne précision, l'arme a acquis la réputation d'avaler les munitions avec difficulté et gagné le surnom péjoratif de "Jammatic". [NdT: "Enrayator" ou quelque chose d'approchant]

Steyr a entamé une action en justice pour faire cesser sa fabrication, mais même sans un procès, il est plus que probable que les problèmes de fiabilité de l'arme auraient suffi à eux seuls à sceller son destin. La production du P-18 cessa à la fin des années 70 ou début 1980 après que Rogak, Incorporated eut fabriqué environs 2.300 armes. On ne sera pas autrement surpris que Les Rogak ne soit pas en odeur de sainteté chez Steyr.

Steyr reprit le projet et tout développement ultérieur sur le GB eut lieu en Autriche. Les essais continuèrent, des modifications étant faites pour corriger les défauts du Rogak. Les lèvres du chargeur furent renforcées et épaissies pour rendre le chargement moins pénible et améliorer la fiabilité de l'alimentation. Un levier de désarmement du chien remplaça le cran de sûreté du Rogak. Les arêtes du guidon, du bouchon, du chien et de l'arrêtoir de culasse ont été adoucies pour faciliter le port. Le verrou de chargeur a été déplacé du bas de la poignée à l'arrière du pontet. Mais le plus important, c'est que l'exécution du bouchon a été améliorée afin d'assurer l'étanchéité lors du tir, donnant ainsi tout son potentiel au système de freinage par les gaz. Les deux seuls retours en arrière ont été l'abandon du pontet arrondi du Rogak au profit d'un carré pour faciliter la tenue à deux mains, l'index de la main faible en appui sur l'avant de la branche, et de l'acier classique en lieu et place d'inox.

Vers 1980, Steyr ayant finalisé le projet, leur pistolet est parfois appelé "GB-80". Bien qu'il ressemblait extérieurement au Rogak et avait la même taille, le GB remanié bénéficiait des ajustages et finition irréprochables pour lesquels Steyr était depuis longtemps réputée.

D'une longueur de 216 mm, avec un canon de 135 mm et pesant 990 g à vide, le GB avait une taille identique au Beretta modèle 92. Les plaquettes de poignées étaient en général en plastique noir quadrillé bien qu'on ait eu connaissance de spécimens munis de plaquettes en métal. Le mécanisme de retard par les gaz était intéressant et assez ingénieux dans la mesure où il permettait d'obtenir un pistolet solide sans avoir à recourir à un système de verrouillage de la culasse ou à un ressort récupérateur très dur. En gros, le GB faisait appel à une partie des gaz de combustion de la charge de poudre de la cartouche tirée pour créer une pression d'opposition qui retardait l'ouverture de la culasse tant que la balle n'avait pas quitté le canon, laissant les gaz s'échapper à sa suite. Ceux-ci verrouillaient la culasse en débouchant dans une chambre fermée hermétiquement par le bouchon via deux évents ménagés à mi-longueur du canon. Une fois la pression retombée à un niveau compatible avec la sécurité du tireur, la culasse pouvait entamer son cycle classique de mouvement arrière, éjection de l'étui puis vers l'avant, introduction de la cartouche suivante.

Le système utilisé par Steyr était plus simple et plus solide que son pendant de la série concurrente des P7 de Heckler & Koch dans la mesure où il ne nécessitait pas de piston ou autres pièces mobiles. Il ne réduisait pas non plus de façon notable la vitesse initiale, et par conséquent l'énergie cinétique, de la munition de 9mm qu'il tirait : en fait, celle du GB était comparable avec celles des pistolets en 9mm modernes. Le canon fixe était maintenu solidement à la carcasse et son âme dotée d'un profil polygonal, deux innovations garantes d'une précision au-dessus de la moyenne. La carcasse était constituée de deux demi-coques en acier soudées ensemble, une technique héritée d'essais allemands de la seconde guerre mondiale. Autre raccourci de fabrication intéressant : le pontet, d'ordinaire d'un seul tenant avec la carcasse, était une pièce rapportée, goupillée en place. Sur le précédent modèle, qui avait conduit au Rogak, la carcasse, ainsi que le pontet, était usinée en un seul bloc, de façon classique. La refonte de Steyr a grandement amélioré et simplifié la fabrication du pistolet. L'arme rénovée était simple, fonctionnelle et solide : elle faisait appel à moins de cinquante pièces contre plus de soixante-dix pour le Beretta 92.

Le GB modifié avait de nombreux atouts pour lui lorsqu'il est finalement apparu en 1981, après une phase de recherche et développement longue et pénible qui avait duré plus d'une décennie. Steyr avait éliminé les problèmes de fiabilité qui s'était révélés fatals pour le Rogak, et assuré à l'arme une qualité d'exécution excellente. La société pensait que le GB était au moins aussi bon que n'importe quoi d'autre sur le marché émergeant du 9mm et qu'il se vendrait bien.

Mais le sort en décida autrement. Le premier obstacle fut le marché de 25.000 pistolets lancé par l'État autrichien, une quantité estimée suffisante pour remplacer le parc de PP, P-38 et GP-35 de l'armée et de la police. Le GB était sûr de gagner jusqu'à ce qu'un concepteur, inconnu à l'époque, du nom de Gaston Glock ne dévoile son nouveau pistolet, le Glock 17, avec lequel il emporta le marché en 1983.

Déçu et humilié d'avoir été battu dans son propre pays, Steyr se tourna ensuite vers les essais pour l'adoption de la nouvelle arme de poing réglementaire XM9 aux États-Unis. En novembre 1983, l'Armée U.S. publia une demande de spécimens de tests pour laquelle Steyr fournit 30 GB. Durant les tests du XM9 conduits par l'Armée de février à août 1984, le GB fut opposé aux prétendants au titre présentés par Beretta, Colt, FN, Heckler & Koch, SIG Sauer, Smith & Wesson et Walther. Le marché du M9 prévoyait plus de 315.000 pistolets (jusqu'à presque 500.000 par la suite) et aurait installé Steyr solidement en place avec son premier pistolet militaire à percussion centrale depuis le légendaire Steyr-Hahn de 1912.

Mais cette issue heureuse ne devait pas se produire. Bien que le GB ait reçu d'excellentes appréciations de ses essayeurs américains pour sa bonne ergonomie et sa précision et était déjà en service au sein de groupes d'interventions, il se révéla moins fiable au cours des tests que l'arme de référence, le M1911A1. Ce problème amena l'Armée à l'éliminer de la compétition le 4 mai 1984, le modèle 92SB-F de Beretta poursuivant son chemin vers la victoire.

Après la perte de deux tests militaires importants par le GB, Steyr réalisa qu'en dépit de ventes à des services de police pakistanais et libanais ainsi qu'à certains membres des forces de l'ordre d'ailleurs à titre individuel, le pistolet n'engendrait pas un volume de ventes suffisant au sein du marché extrêmement compétitif de l'armement destiné à la police et à l'armée. Du coup, la firme accentua ses efforts en direction des civils et à partir de 1983 en fit une large publicité aussi bien aux États-Unis qu'en Europe. Au cours des quelques années qui suivirent, le GB devint une arme très appréciée des tireurs civils. Plusieurs distributeurs m'ont affirmé n'avoir aucun mal à vendre ces gros pistolets. L'un d'eux, en particulier, aimait beaucoup le GB, en possédait un lui-même et en avait vendu à peu près une douzaine.

Ensuite, Steyr qui avait soutenu le GB durant son développement prolongé décida en 1986 de l'abandonner. Le problème principal de cette arme n'était pas la mécanique mais le marketing. Sans un contrat solide pour un grand nombre d'unités avec un client reconnu, de préférence un gros service de police ou de l'armée, la société ne pensait pas pouvoir lui assurer suffisamment de ressources pour le fabriquer de façon économique. Les ventes au marché civil étaient les bienvenues mais leur caractère irrégulier ne permettait pas de s'appuyer dessus.

Le coup de grâce pour le GB survint quand Steyr informa Gun South, le distributeur américain, qu'il allait falloir augmenter le prix de 150$ pour amortir les coûts de développement du pistolet et le rendre économiquement viable. Gun South pensa que le GB ne se vendrait pas aux États-Unis à près de 700$. Steyr en vint rapidement aux mêmes conclusions et décida d'abandonner l'arme. Cependant, Gun South continua d'en importer pendant deux ans après l'arrêt de la production. Ils reçurent leur dernière livraison de 633 pistolets le 25 novembre 1988.

Une dernière publicité pour le GB parut à l'automne 1988 dans l'édition 1989 du Sportman's Gun Annual. Il y était annoncé au prix de détail conseillé de 595$, soit la même chose que pour le Beretta 92F alors qu'au même moment le SIG P226 était vendu 780$. Ni Beretta ni SIG n'avait de difficultés pour vendre leurs armes au public américain, et il est probable qu'il en aurait été de même pour Steyr avec un peu plus de patience. D'un autre côté, aussi bien Beretta que SIG avaient reçu des commandes de l'armée U.S. et d'énormes quantités de SIG P226, même si non adopté par les militaires, étaient achetées par les services des forces de l'ordre, en plus d'un volume de ventes important sur le marché civil.

Malgré tous ses malheurs, le GB a reçu des éloges presque unanimes de la part d'utilisateurs très critiques : les auteurs de la presse spécialisée sur les armes qui l'ont essayé. Dès 1981, Wiley Clapp, Joe Poyer, Pete Dickey, J.B. Wood, Massad Ayoob et d'autres ont tous éminemment apprécié ses caractéristiques, performances et qualité d'exécution. Ils ont dit notamment : "une des meilleures et des plus polyvalentes armes de poing en 9mm Para ... un régal à tirer... une arme attractive" (Clapp); "tous ceux qui ont tiré avec ont remarqué la douceur du recul ... le galbe de la poignée est tel qu'elle se cale confortablement dans la main ... le GB a eu un fonctionnement sans faille" (Poyer); "qualité superbe ... plus de 300 cartouches diverses ont été tirées dans le Steyr avec précision et confort pour le tireur. Il n'y a eu aucun incident de tir d'aucune sorte" (Dickey); "excellent" (Ayoob); "superbe" (Wood).

Une des rares opinions négatives sur le GB a été formulée par René Smeets, un auteur belge très respecté en Europe. En co-écrivant Great Combat Handguns avec Leroy Thompson en 1987, Smeets a reconnu que le GB était "très précis, en effet" mais l'a décrit comme étant "énorme" et "encombrant" et a ajouté "les essais au stand du GB-80 suggèrent qu'il n'est pas une réussite ... la prise en main a été une mauvaise surprise... l'ergonomie du gros pistolet de Steyr non seulement annule sa précision mais réduit également son intérêt comme arme de combat". Mais l'opinion de Smeets était réellement minoritaire ici et dans le même ouvrage, il parlait favorablement de la maniabilité du Beretta 92SB, une arme aux dimensions quasiment identiques à celles du GB.

Le GB, qui était en avance sur son temps, regorgeait d'éléments modernes. De par ses caractéristiques, c'est une arme qui se vendrait bien aujourd'hui est n'est en aucun cas dépassée. Parmi ses atouts, un levier de désarmement muni d'un ressort de rappel qui permet d'abaisser en toute sécurité le chien sur une chambre chargée pour se remettre ensuite en position de tir, laissant l'arme prête pour un premier coup instantané, une platine à double action, un verrou de percuteur qui reste en place tant que la queue de détente n'a pas terminé sa course vers l'arrière, un système de visée à trois points lumineux, un canon fixe permettant une précision au-dessus de la moyenne, un chargeur à pile imbriquée de dix-huit coups (plus qu'aucun autre Wondernine standard bien que la société Ram-Line propose des chargeurs supplémentaires de dix-huit coups pour plusieurs pistolets de 9mm à quinze coups du marché), un canon chromé à profil polygonal, une carcasse en acier, un fini virtuellement inaltérable, et des formes générales douces et arrondies, jusqu'aux organes de visée et de contrôle. Il donne à beaucoup l'impression d'être plus gros qu'il ne l'est en réalité. En fait, le GB, bien qu'imposant, est extraordinairement bien conçu d'un point de vue ergonomie. Ni plus lourd, ni plus gros que le Beretta 92, ses caractéristiques et sa maniabilité, avec trois coups supplémentaires et une carcasse en acier et pas en alliage léger, le rendent compétitif.

Les estimations quant à la production totale de GB varient. Steyr indique un nombre d'"à peu près 15.000" alors que pour Gun South, en fonction des numéros de série des armes reçues aux États-Unis, le total est plus près de 20.000. Gun South m'a révélé avoir reçu des milliers de lettres de protestation après la décision de Steyr d'abandonner l'arme, ce qui laisse supposer que sa popularité allait croissant dans le secteur civil au moment de son arrêt.

On peut difficilement jeter la pierre à Steyr d'avoir arrêté une arme n'engendrant pas de bénéfices. En 1986, ils ne pouvaient pas prévoir l'explosion imminente du marché de la 9mm aux États-Unis après l'adoption du Beretta par l'armée. Mais si cette sous-estimation est compréhensible, ce qui l'est moins est la façon dont Steyr a raté avant cela quelques occasions potentiellement intéressantes de vendre le GB.

Par exemple, au début des années 80, la société a construit plusieurs prototypes d'une version de précision à simple action qui se sont fort bien comportés lors de matches IPSC en Europe et aux États-Unis. En raison du principe de recul retardé par les gaz, le GB était particulièrement bien adapté au montage d'un compensateur. Cependant, Steyr décida d'ignorer ce puissant argument publicitaire, se contentant de fabriquer des petites séries d'un ensemble canon allongé/compensateur destiné à être installé sur un GB standard en lieu et place du bouchon. Un pistolet-mitrailleur expérimental a également été développé comprenant un chargeur plus long et la capacité de tirer en rafales de trois coups. Beretta a commercialisé avec succès une telle arme, le modèle 93R, basée sur leur modèle 92, pour la police et les forces paramilitaires mais Steyr n'a pas poursuivi son projet plus loin. On aurait aussi pu envisager différents calibres en adaptant l'excellent mécanisme de frein par les gaz du GB à d'autres cartouches.

Les tireurs exigeants reconnaissent aujourd'hui que le GB, malgré ses déboires et sa fin prématurée, était et reste une belle arme de combat. Alors que beaucoup s'y accrochent dans l'espoir qu'il devienne une pièce de collection, le GB tire trop bien pour le laisser dormir dans sa boîte. Il est incroyablement précis pour un pistolet de combat. Le recul est modéré grâce au mécanisme de frein par les gaz et à son poids généreux. La fiabilité n'est généralement pas un problème avec les diverses munitions à pointe creuse et blindées bien que les balles en plomb nu encrassent les évents après quelques centaines de coups.

Du point de vue du collectionneur, le GB est une arme intéressante dans la mesure où il est assez rare, on peut en distinguer plusieurs variantes et les prix sont plutôt abordables. Le Rogak P-18 a été construit en deux versions, le modèle de finition standard vendu pour environ 350$ en 1991 et le poli brillant pour 400$. En ce qui concerne le vrai GB, la version militaire, la dernière disponible aux États-Unis en 1987-88, se vendait en 1991 pour environ 450$ à l'état neuf. Seulement 937 exemplaires de ce modèle ont été importés aux États-Unis. Ils comportaient une carcasse matte et satinée avec un traitement de surface epoxy ainsi qu'une culasse parkerisée, certains pouvant avoir été dotés d'un pontet en métal. Leur aspect n'était pas très attirant, une réminiscence du gris-vert que l'on trouvait sur les P-38 "Fantôme Gris" fabriqués par Mauser à la fin de la période nazie. J'ai possédé à une époque un de ces ultimes GB qui s'est avéré affligé d'une alimentation aléatoire mais ce n'est sans doute pas vrai pour cette variante en général.

Le GB commercial est de loin le plus courant avec plusieurs milliers d'exemplaires toujours en circulation. On connait deux marquages différents à ceux qui ont été importés aux États-Unis. L'importateur désigné "Secaucus N.J." était marqué sur le flanc gauche de la culasse des premiers (numéros de série dans la tranche des P 3000). Vers le milieu de la production, dont le mien, numéro de série P 08501, fait partie, le marquage du nouvel importateur "Gun South, Inc., Trussv. Al." était frappé sur la partie supérieure de la culasse. Sur les derniers spécimens, l'adresse de Gun South était indiquée sous la forme de "B'ham". Les tous derniers modèles avaient un chien à crête au lieu d'être évidé et une queue de détente qui n'était plus striée mais lisse. Avec un ressort de chien amélioré, cette version bénéficiait du meilleur départ de tous les GB.

Les modèles commerciaux avaient un traitement de surface epoxy noir craquelé donnant à la carcasse une texture rugueuse qui facilitait la tenue de l'arme alors que la culasse était bronzée, polie sur les flancs, matte sur le dessus. Pour un de ces modèles à l'état de neuf, Fiestad indique un prix maximum de 525$ dans l'édition 1991 du Blue Book of Gun Values.

Le Steyr GB prouve qu'une arme même bien conçue, superbement construite et bénéficiant de tout l'appui d'un fabricant expérimenté et mondialement reconnu peut échouer. En dehors des aspects mécaniques, les facteurs économiques et politiques jouent un rôle important. C'était une belle arme qui méritait un meilleur destin que celui qui fut le sien. Heureusement, on en trouve toujours d'occasion à des prix raisonnables et il vaut la peine qu'on l'achète, aussi bien pour la collection que pour le tir.



Dernière édition par WICHITA le Mar 17 Sep - 15:12, édité 1 fois

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Re: STEYR GB 9mm para

Message  SW44mag le Mar 17 Sep - 15:05

çà:

peu connu finalement,mais d'après des tests lus il y a quelques années,c'est un bon outil..

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Re: STEYR GB 9mm para

Message  WICHITA le Mar 17 Sep - 15:14

Pour ceux qui n'aurai pas tout lu : canon fixe.

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Re: STEYR GB 9mm para

Message  Joel_ le Mer 27 Avr - 15:21

Hé hé, cette traduc me dit quelque chose...

Suis-je bête, c'est la mienne ! Wink


Quant au GB, j'en ai toujours 2 qui dorment au coffre. Plus 8 chargeurs en tout dont au moins 2 qui n'ont jamais dû être trop insérés dans les armes correspondantes (bronzage sans la moindre trace de frottement).

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Re: STEYR GB 9mm para

Message  WICHITA le Mer 27 Avr - 16:08

ben oui tu es un aficionados patenté de cette arme !
quand à moi : je l'aurai un jour ! je l'aurai !


sur tmf nous en avions parlé un long moment et plusieurs fois...

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